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Libertés, élections... La Guinée équatoriale à l’épreuve de la démocratie

Par Alain NJIPOU – Le Messager à Malabo - 21/05/2013

Le 26 mai 2013, une nouvelle page de l’histoire de la marche démocratique en Guinée équatoriale va s’écrire

 

Des élections générales, notamment les sénatoriales, législatives et municipales vont se tenir le 26 mai 2013 prochain dans ce pays riche d’environ un million d’âmes et où cohabitent en bonne intelligence treize formations politiques qui participent à l’œuvre de construction nationale. Une nouvelle page de l’histoire de la marche démocratique en Guinée équatoriale va donc s’écrire. Plusieurs centaines d’Equato-guinéens vont aller aux urnes à l’effet de désigner, en toute liberté et responsabilité, leurs représentants aussi bien à la chambre haute qu’à la chambre basse du parlement et dans les collectivités territoriales décentralisées que sont les communes. Pendant plusieurs semaines, de grandes affiches aux couleurs des partis politiques en course ont été érigées dans les rues, carrefours, boulevards et les grandes surfaces. Des messages contenus dans des prospectus, des gadgets (tissus pagnes, T-shirts et autres casquettes…) sont arborés fièrement par des militants. A Malabo, notamment dans les quartiers Santa Maria, des meetings politiques au cours desquels chaque parti politique a exposé ses motivations et les projets sociaux se sont succédé au cours d’une campagne dite de proximité. Treize formations politiques se sont jetées dans la bataille électorale dans l’objectif de conquérir le maximum de suffrage.

 


© app.letemps.ch
Au suffrage universel
Dans ce sillage, le Parti démocratique de la Guinée équatoriale, duquel est issu le président de la République, Teodoro Obiang Nguema, et ses onze alliés que sont entre autres, le parti de la coalition sociale démocratique, l’Uds, l’Udna, l’Action populaire de la Guinée équatoriale, l’Union populaire… ont été donnés largement favoris au regard de son implantation dans le paysage politique équato-guinéen et du soutien de ses partenaires politiques. Le parti au pouvoir qui a regroupé au sein d’une coalition dite électorale, est assuré de se tailler la part du lion aussi bien au Sénat qui compte 70 sénateurs et à l’Assemblée nationale riche de 100 députés. Les deux autres formations politiques qui ne font pas partie de la coalition ne sont pas des victimes résignées dans la course électorale. Toujours faut-il noter que les membres de la coalition électorale qui ne craignent pas d’être phagocytés par le mastodonte qu’est le Pdge du président Obiang, justifient en gros leur appartenance à cette plate-forme par «le souci de participer à l’orientation politique de l’Etat, la volonté de contribuer au développement du pays».

Débats contradictoires
C’est dans cette dynamique qu’un gouvernement d’union nationale a été formé et travaille dans l’optique de faire de la Guinée équatoriale, un pays émergent à l’horizon 2020. Un son de cloche que ne partage pas Jesus Lokuna Bomaho, secrétaire à l’international de l’Action populaire de la Guinée équatoriale. «Nous sommes d’accord pour accompagner le mouvement démocratique dans notre pays. Mais nous disons que nous ne voulons pas faire de la figuration. Nos populations sont excédées par la manipulation. Le parlement actuel est aux couleurs du Pdge en gros. Nous voulons que notre parlement soit une instance de débats contradictoires au lieu d’être une caisse d’enregistrement des idées du Pdge. Nous voulons d’un parlement pas inféodé au gouvernement, mais une institution qui joue son rôle de contrôle de l’action gouvernementale et de contre-pouvoir. C’est pour cette raison que nous nous déployons afin qu’il y ait une ouverture démocratique dans ce pays». Soutient l’un des virulents opposants au régime d’Obiang Nguema.

En revanche, au sein du Parti socialiste de la Guinée équatoriale dont le Dr Fernandez Galilere Tomas Mecheba est la cheville ouvrière, par ailleurs ministre de la Santé, l’on croit dur comme fer que le fait d’avoir coalisé avec le Pdge ne sonne pas le retour du monopartisme. «Les partis politiques issus de la plate-forme avec le Pdge n’ont pas perdu leur indépendance. Cette coalition perturbe certains leaders politiques. C’est pour cela que nous voulons que l’on respecte la volonté des partis politiques qui ont choisi d’appartenir à la coalition électorale» note-t-il comme pour indiquer que les Equato-guinéens sont dans une dynamique démocratique qui prône le rapprochement des forces et favorise la gestion concertée du pays. Le conseil économique et social entre autres seront mis sur pied de façon progressive.

 

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