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Teodorin Obiang, Karim Wade ... ces fistons empêtrés dans des ennuis judiciaires

Par senxibar.com - 31/03/2014

Ils sont inculpés ou détenus pour détournement de deniers publics et pour certains, la chute de leur géniteur a été le déclencheur de procédures judiciaires

 

Un procès pénal en France contre Teodoro Nguema Obiang Mangue, dit Teodorin est désormais possible et pourrait se tenir bientôt. Le fils aîné du Président de la Guinée Equatoriale est en effet inculpé (mis en examen) par la justice française depuis le mardi 18 mars dernier, pour «blanchiment d'argent» dans le cadre de l'affaire des biens mal acquis. L'acte d'accusation a été émis par les juges d'instruction du Tribunal de Grande Instance de Paris qui ont informé le mis en cause lors d'une audition en visio-conférence. Cette affaire qui défraie la chronique a été déclenchée par une plainte déposée en 2009 au nom de Transparency International France par Sherpa, association rassemblant des juristes et avocats, contre plusieurs dirigeants africains pour détournement présumé de fonds publics afin d'acheter des propriétés et des biens de luxe en France. La mise en examen de Teodorin Obiang est la première depuis que des magistrats financiers enquêtent sur les conditions dans lesquelles trois Chefs d'État africains - Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodorin Obiang et du défunt président gabonais Omar Bongo - ont acquis un important patrimoine immobilier et mobilier en France.

 


© lavie.fr
Finis donc les sarcasmes, considérée au départ comme une simple gesticulation destinée à amuser la galerie, la plainte de Sherpa a sereinement suivi son de chemin depuis cinq ans débauchant sur une inculpation du fils du président de la Guinée Equatoriale. Teodoro Nguema Obiang Mangue rejoint malgré lui le clan peu envié des fils de chefs d'Etat africains ou deux, ayant des ennuis avec la justice. Ce cercle de privilégiés désormais sous la menace de sanctions pénales s'élargit sans cesse à mesure que tombent les dictatures qui ont confisqué le pouvoir en Afrique. Ces infortunés sont presque tous dans la tranche d'âge 40-50 ans. Camai Moubarak, 50 ans, ancien banquier, fils cadet de Hosni Moubarak d'Egypte est détenu depuis avril 2011 au Caire, dans l'attente de son jugement pour délits d'initié, enrichissement illicite et détournement de fonds destinés à l'entretien des palais présidentiels. Self al-Islam Kadhafi, 41 ans, architecte, est détenu à Zenten dans l'Ouest de la Libye depuis son arrestation en novembre 2011. Contre lui, une dizaine de chefs d'accusation, dont assassinats, actes portant atteinte à l'union nationale, dilapidation des deniers publics...


Mais aussi un mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale et Interpol, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Un autre fils de Mouammar Kadhafi, Saadi, 40 ans, homme d'affaires, joueur et dirigeant de football, qui était réfugié au Niger, devrait lui aussi être jugé dans le cadre de cette affaire, après son extradition début mars par Niamey vers la Libye où il est détenu. Karim Wade, 45 ans, banquier, a été inculpé d'«enrichissement illicite» et écroué en avril 2013 dans le centre de Dakar pour une fortune évaluée b 700 milliards de francs CFA. Il avait auparavant été mis en demeure en mars 2013, après une audition par la Cour de répression de l'enrichissement illicite (Crei), de justifier dans un délai d'un mois ses avoirs ainsi que ses biens (voitures, propriétés immobilières) et des comptes bancaires. Sa sœur cadette, Sindiély: Wade, 42 ans, ex-conseillère à la présidence du temps du règne de son père, bien qu'en-liberté, ne s'est pas encore totalement blanchie d'un soupçon de détournement de plusieurs dizaines de millions FCFA dans le cadre de l'organisation du Festival mondial des arts nègres (Fesman) organisé à Dakar en 2010 et dont VIle était délégué adjointe. Le Jour évoque toutes ces affaires symptomatiques de I’immixtion des enfants des présidents dans les affaires d'Etat.



Teodorin Obiang: Inculpé en France
Le fils du président de la Guinée équatoriale est accusé de blanchiment d'argent. Le fils du président de la Guinée équatoriale, par ailleurs vice-président a été mis en examen mardi 18 mars dernier par la justice française pour blanchiment d'argent dans l'affaire dite des «biens mal acquis». L'acte d'accusation a été émis par les juges d'instruction du Tribunal de Grande Instance de Paris qui ont informé le mis en cause lors d'une audition en visio-conférence. Cette affaire a été déclenchée par une plainte déposée en 2009 au nom de Transparency International France par Sherpa, association rassemblant des juristes et avocats, contre plusieurs dirigeants africains pour détournement présumé de fonds publics afin d'acquérir des propriétés et des biens de luxe en France. La mise en examen de Teodorin Obiang est la première depuis que des magistrats financiers enquêtent sur les conditions dans lesquelles trois, chefs d'État africains - Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodorin Obiang et le défunt président gabonais Omar Bongo - ont acquis un important patrimoine immobilier et mobilier en France. Son avocat Me Emmanuel Marsigny indique que, lors de l'audition, Teodorin Obiang, 42 ans, a refusé de répondre aux questions sur le fond, au nom de son «immunité de juridiction totale à l'étranger», qui n'a pas été levée par les autorités de son pays. Eu égard à cette immunité, Teodorin Obiang entend désormais saisir la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris d'une «requête sur la légalité de cette mise en examen». L'Ong Sherila rappelle que Teodorin Obiang a été «bombardé vice-président de son pays suite à ses déboires avec la justice» afin qu'il puisse bénéficier des privilèges de l'immunité attachée à cette fonction.




 

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