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FMI : Le Congo et la Guinée Equatoriale attendent de l’aide

Par .financialafrik.com - 25/07/2017

Selon le président de la commission de CEMAC, Pierre Moussa, les deux pays « devraient boucler leurs négociations avec le FMI d’ici quelques mois ».

 

Si Malabo peut se prévaloir des 5,9 % de taux de croissance économique annoncés pour 2017, il n’en est pas de même pour le Congo dont les prévisions ne dépassent pas 0,5 %, après l’épisode négatif de 2016 (-2,6%). Tout comme la Guinée Equatoriale, le pays souffre de la baisse des cours mondiaux de l’or noir, entrainant une baisse du niveau des investissements publics.

Le taux d’inflation s’est situé à 4,3 % en 2016, avec un déficit de 15,9 % du PIB, malgré un resserrement de la politique budgétaire mis en œuvre par Brazzaville. Le ratio total dette/PIB est estimé à 73 %. Par ailleurs, le déficit du compte courant de la balance des paiements est passé de -20 % à -24.2 % du PIB entre 2015 et 2016.

 

Toutefois, en minimisant les impacts de la volatilité des prix du pétrole dans l’avenir, le Congo pourra enregistrer une croissance de 3,3% en 2018, croissance portée en partie par le rebond de la production pétrolière. L’or noir contribue, en effet, à 40 % au PIB, contre 7 % pour le secteur secondaire et une industrie très peu diversifiée.

Pour sa part, l’économie équato-guinéenne demeure elle aussi largement dépendante des recettes pétrolière. En 2015, les hydrocarbures représentaient 85 % du PIB, et plus de 94 % des exportations du pays. Bien loin des secteurs de la construction et du commerce, qui participent respectivement à 7 % et 1,6% au PIB à la même année. D’ailleurs, l’agriculture, la foresterie et la pêche ne font pas mieux, avec seulement 2 % du PIB.

Ainsi, la chute des cours n’épargne non plus Malobo, contrainte de voir à la baise ses investissements pour le développement. La baisse des recettes d’exportation ayant affecté la structure de la balance des paiements. Estimée à 155.000 barils par jour en 2015, la production connait une baisse de près de 5 % en volume par an depuis une dizaine d’années.

Avec les 16,3 millions de dollars du Fonds monétaire international (FMI) accordés à la Centrafrique, le pays devient le 4e en zone CEMAC à être assisté par l’institution mondiale en un mois. En attendant le tour du Congo et de la Guinée Equatoriale, deux économies frappées par la chute des prix des matières premières.
Selon le président sortant de la commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), Pierre Moussa, les deux pays « devraient boucler leurs négociations avec le FMI d’ici quelques mois ».

 

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