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Attaque au Burkina: l’opposition burkinabè exige la démission du gouvernement

L’Union pour le progrès et le changement (UPC), principal parti de l’opposition burkinabè réagissant mardi à l’attaque terroriste perpétré, la veille, sur un détachement de l’armée burkinabè, a exigé la démission pure et simple du gouvernement du Premier ministre Christophe Dabiré.Dans son communiqué parvenu à APA mardi, l’UPC exige «la nomination d’une nouvelle équipe qui se chargera de défendre l’intégrité du territoire national et la sécurité des Burkinabè».

Selon le parti du Chef de file de l’opposition politique (CFOP) Zéphirin Diabré, «l’avenir du Burkina Faso ne saurait dépendre de carrières individuelles et de relations entre copains parvenus au pouvoir».

Hier lundi, dans la matinée, des terroristes ont attaqué le détachement militaire de Koutougou, commune de la province du Soum, dans la région du Sahel, à plus de 200 km au Nord de Ouagadougou, faisant 24 morts du côté des soldats burkinabè.

Le texte de l’UPC rappelle que depuis que le Burkina Faso mène la guerre contre ses ennemis sans visage, jamais ses soldats n’ont connu pareille perte dans leurs rangs. 

«A chaque attaque, l’émotion collective déplore les morts, et la vie continue comme si de rien n’était», condamne l’UPC, ajoutant qu’il faut «dire la vérité et soigner le mal à sa racine».

De l’avis des signataires du communiqué, les gouvernants ont failli depuis longtemps à leur mission. 

«Ils ne se soucient plus que du pillage des maigres ressources du pays, de la préparation des futures échéances électorales et de leur maintien au pouvoir. Ces dirigeants sacrifient l’avenir des jeunes et détruisent les fondements de la République», peut-on lire.

L’UPC dit avoir attiré l’attention du pouvoir en place sur «la nécessité d’équiper nos Forces de défense et de sécurité (FDS), de les motiver suffisamment, et de mettre en place un système de renseignement efficace», mais que «ces propositions sont restées lettre morte».

Et de souligner que le drame de Koutougou vient s’ajouter à une situation déjà chaotique, citant, entre autres, des centaines de morts et plus de 200.000 déplacés du fait du terrorisme, l’occupation de plusieurs zones du territoire national par des groupes armés, l’effondrement continu de l’économie nationale.

En plus, le parti de Zéphirin Diabré déplore «la déchirure du tissu social et des conflits intercommunautaires inédit. Tout cela, sur fond de corruption et de mal gouvernance». 

Au regard de cela, l’UPC estime que «le gouvernement Christophe Joseph Marie Dabiré a complètement échoué». 


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