Politique › Judiciaire

Communiqué du gouvernement suite à la condamnation de Teodorin Obiang dans l’affaire « biens mal acquis »

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Suite à la sentence prononcée le 10 février à Paris, portant condamnation du vice-président de la République chargé de la Défense nationale et de la Sécurité de l’État, Teodoro Nguema Obiang Mangue (ou Teodorin Obiang), dans l’affaire des « biens mal acquis », le gouvernement de la Guinée Equatoriale s’est exprimé par le biais du communiqué qui suit.

Communiqué du gouvernement concernant la sentence condamnatoire de la Cour d’appel de Paris

Suite à la sentence publiée le 10 février par la Cour d’appel de Paris (France) portant condamnation du vice-président de la République chargé de la Défense nationale et de la Sécurité de l’État, Teodoro Nguema Obiang Mangue, dans l’affaire des soi-disant « bien mal acquis », le gouvernement de la République de Guinée équatoriale, par le biais du ministère de l’Information, de la Presse et de la Radio et ministre porte-parole du gouvernement, Eugenio Nze Obiang, a exprimé sa position sur ces faits dans le communiqué signé par le Premier ministre, Francisco Pascual Obama Asue, dont nous publions ci-joint le texte intégral.

Suite à la sentence publiée le 10 février par la Cour d’appel de Paris (France) portant condamnation du vice-président de la République chargé de la Défense nationale et de la Sécurité de l’État, Teodoro Nguema Obiang Mangue, dans l’affaire des soi-disant « bien mal acquis », le gouvernement de la République de Guinée équatoriale, par le biais du ministère de l’Information, de la Presse et de la Radio et ministre porte-parole du gouvernement, Eugenio Nze Obiang, a exprimé sa position sur ces faits dans le communiqué dont nous publions ci-joint le texte intégral.

RÉPUBLIQUE DE GUINÉE ÉQUATORIALE

PRÉSIDENCE DU GOUVERNEMENT

COMMUNIQUÉ :

Le gouvernement de la République de Guinée équatoriale a pris connaissance de la condamnation par la cour d’appel de Paris, en date du 10 février 2020, dans sa prétendue affaire de « biens présumés mal acquis» au vice-président en charge de la Défense nationale et de la Sécurité de l’État par de fausses accusations de corruption et de blanchiment de capitaux proférées depuis des années par de nombreux organismes non gouvernementaux (ONG), dans le seul but de déstabiliser notre pays.

            Le gouvernement de la République de Guinée équatoriale manifeste son rejet des actes d’ingérence dans les affaires de juridiction interne de son État par les tribunaux français. La Charte des Nations Unies dans son article 2.7 interdit catégoriquement ce type d’intromission dans les affaires dont la solution, par la souveraineté des États (article 2.4 de la susmentionnée charte), dépend uniquement des propres États.

Le gouvernement de la République de Guinée équatoriale qualifie d’inacceptable et d’inapproprié que la juridiction pénale française enfreigne les principes basiques et élémentaires qui constituent le pilier fondamental dans la création de l’ONU.

Les supposés délits pour lesquels est faussement accusé le Vice-président de la République sont supposés avoir été commis sur le territoire national.

La supposée victime de tels délits, le cas échéant, serait le peuple de Guinée équatoriale. De fait, les tribunaux français n’ont ni les compétences ni encore moins la légitimité juridique pour avoir connaissance de cette affaire si machiavéliquement montée.

            Le peuple de Guinée équatoriale, maître absolu des ressources objet de cette question, est le seul légitime pour interjeter des actions en défense de ses biens, le cas échéant d’un quelconque dommage ou violation contre ceux-ci ; et ne reconnaît pas avoir donné représentation relative au procès à aucune organisation ou État pour intenter des actions pénales contre le Vice-président de la République. En ce sens, nous ne savons pas au nom de qui parle la juridiction française, ni ne comprenons qui est le titulaire des intérêts qu’elle défend, car le propriétaire légitime de ces intérêts, qui est le peuple de Guinée équatoriale, ne reconnaît pas avoir souffert dans sa trésorerie les actes pour lesquels a été accusé le Vice-président de la République. Étant donnée cette obstination ridicule à s’auto-nommer défenseur des intérêts de notre peuple souverain, le gouvernement de la République de Guinée équatoriale condamne énergiquement les actes d’intromission et de manipulation de la juridiction pénale française contre le noble et pacifique peuple de Guinée équatoriale.

            Le gouvernement de notre pays se réserve le droit d’exercer auprès des hautes instances juridictionnelles internationales toutes les actions civiles et pénales qu’il est en droit de réclamer pour la réparation du dommage causé aux hauts organes et personnalités de notre pays, après avoir souillé son honneur, sa dignité et sa réputation internationale.

À Malabo, le 11 février 2020.

Pour une Guinée meilleure.

Francisco-Pascual OBOMA ASUE

PREMIER MINISTRE DU GOUVERNEMENT



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