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La fiscalité fait les choux gras des quotidiens marocains

Les 3èmes assises sur la fiscalité et les implications de l’insourcing sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains publiés ce vendredi.+Aujourd’hui Le Maroc+ estime que la rencontre sur la fiscalité intervient dans un contexte assez particulier avec le débat sur le devenir du modèle de développement national, mais également par le durcissement des règles de conformité fiscale.

Le journal relève la persistance de plusieurs inefficiences iniquités qui empêchent le système fiscal actuel d’atteindre ses objectifs incitatifs et redistributifs, d’impulsion du régime de croissance de l’économie marocaine et de relèvement de son caractère social, de son alignement sur les impératifs de durabilité environnementale.

L’objectif sera d’atteindre à terme sur le plan économique et social un système fiscal pour dépasser les faiblesses avérées du modèle de développement, à savoir le chômage des jeunes et des diplômés, l’aggravation des inégalités, deux phénomènes structurels amplifiés par la faiblesse et l’irrégularité de la croissance, souligne-t-il.

+Libération+ écrit que la réforme fiscale fait partie intégrante des réformes politiques, économiques et sociales qui doivent être engagées afin de moderniser les structures de l’État et renforcer la gouvernance.

Le quotidien souligne la nécessité d’établir les leviers d’une distribution juste de la fortune et de la réduction des écarts entre les classes par l’adoption d’un modèle de développement alternatif caractérisé par sa globalité, son intégration et qui est apte à booster l’attractivité économique et à consolider la justice sociale et la solidarité, estimant que la justice fiscale ne se réalisera pas sans la mise en place d’une politique fiscale intégrée qui se croise avec les autres politiques publiques et sans la création d’une nouvelle génération des réformes fiscales marquées par l’audace, le courage et l’innovation.

Revenant sur la décision de Bombardier de céder ses activités au Maroc, +L’Economiste+ affirme que le Maroc ne peut pas feindre de ne pas voir ce mouvement d’insourcing, étant donné que l’avantage à la délocalisation est porté par quatre déterminants: la recherche de marchés, d’actifs (coûts/prix), d’efficacité (R&D par exemple) et de ressources naturelles.

C’est autour de ces leviers que devraient se construire les enseignements à tirer. Ceux de la véritable compétitivité où se nichent, non pas des incitations susceptibles de gonfler artificiellement les délocalisations, mais plutôt des réformes qui permettent d’apporter aux employés marocains les connaissances et les compétences nécessaires pour être concurrentiels dans l’économie mondiale, recommande-t-il, soulignant que le cas Bombardier doit être urgemment mais froidement analysé, car il ne faudrait surtout pas laisser s’installer l’idée d’une attractivité marocaine déclinante.

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