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Le changement climatique aggrave la menace du paludisme en Afrique centrale (étude)

Les résultats de l’étude dénommée «MalaFA» (Malaria Futures for Africa), dont APA a reçu copie jeudi, affirment que les pays d’Afrique centrale considèrent le changement climatique comme une circonstance aggravante de menace contre le paludisme.Les experts du paludisme redoutent en effet que le changement climatique n’aggrave la menace du paludisme dans les pays concernés par l’étude, soit le Cameroun, la République démocratique du Congo (RDC), la République du Congo et le Rwanda.

Ils recommandent par ailleurs l’amélioration de la surveillance et l’exécution des programmes en vue d’accélérer les progrès.

Les personnes sondées dans ces pays s’inquiètent entre autres du difficile accès aux services de santé, de l’insuffisance du personnel formé, des antipaludiques de qualité inférieure ou falsifiés ainsi que de l’autotraitement sans diagnostic avec le risque de développer rapidement une résistance aux traitements.

De même, plusieurs acteurs publics comme les hauts fonctionnaires, directeurs de programmes de lutte ou chercheurs notent que le financement national et international constitue une priorité.

Et déjà, Richard Nchabi Kamwi, ambassadeur de huit pays d’Afrique australe, membres de l’initiative «Elimination » qui vise à éradiquer le paludisme d’ici 2030, insiste sur un leadership politique fort, des systèmes de santé résilients et la mobilisation de ressources supplémentaires».

Toutefois, l’arrivée de moyens essentiels et les promesses faites lors de la 6ème reconstitution des ressources du Fonds mondial contre le Sida et la tuberculose à Lyon (France) constituent des signes encourageants, comme le fait également que des pays comme le Cameroun et la RDC aient été identifiés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Partenariat «Roll Back Malaria» (RBM, faire reculer le paludisme) comme œuvrant fortement contre ces fléaux.



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