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Le commerce intra-communautaire ne représente que 3,5% des échanges de l’Afrique Centrale (experts CEA)

Les six pays composant la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac) commercent à peine, parce que leurs échanges représentent seulement 3,5% et leurs importations, notamment des produits agroalimentaires, sont estimées à deux mille milliards francs CFA par an, selon les statistiques établies par les experts qui ont animé, mercredi à Malabo, les travaux de la trente-cinquième session de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA).

« L’Afrique centrale est l’une des sous-régions où les Etats commercent très peu. Les échanges intra-communautaires sont de l’ordre de 3,5% seulement », a révélé Michel Niama, conseiller à la Cémac, dans un panel où ont été également évoquées les questions liées, entre autres, à l’avenir du franc CFA utilisé par 151 millions de personnes à travers l’Afrique.

Le commerce intra-communautaire est principalement entravé par la construction des infrastructures.

Malgré ce tableau peu reluisant, les analystes économiques reconnaissent tout de même que la sous-région a du potentiel pour commercer et se développer.

Au regard de la carte du monde, l’Afrique centrale (élargie à la CEEAC)  est la zone qui affiche le plus de ressources naturelles : pétrole, bois, minerais, à en croire les experts qui sont également d’avis que le développement de l’agriculture est au centre de tout développement.

« Des exportations sont assez limitées dans la zone Cémac. Le niveau de transformation (des matières) est très bas », a souligné M. Niama.

« Le Congo, le Gabon et la Guinée équatoriale sont les plus grands importateurs des produits agroalimentaires. Ce qu’ils importent peut (pourtant)  être trouvé dans la sous-région ; c’est le cas de la viande bovine au Tchad », a-t-il dit.

Les importations de la Cémac coûteraient deux mille milliards francs CFA par an, dont huit cents milliards francs CFA pour les seuls produits carnés. « L’idéal pour la sous-région aujourd’hui est d’inverser cette tendance ; en allant vers la diversification économique. Il faut commencer par transformer certains produits locaux », a suggéré Juste Désiré Mondélé, conseiller spécial à la présidence de la République du Congo.

La sous-région ambitionnerait d’atteindre 10% du commerce intra-communautaire à l’horizon 2029. « Il nous faut diversifier nos économies, sinon nous resterons piégés par nos propres ressources qui ne serviront qu’à alimenter les industries d’ailleurs. Il nous faut développer le made in Central africa », a-t-il conseillé.

« Il faut plutôt réinventer l’homme ; changer sa mentalité. Je pense que le Rwanda l’a fait et s’en sort bien. On parle de la diversification, mais qui va produire si l’homme n’est pas préparé à cela », a réagi Mama Kéita, chef de la section des politiques et des réformes pour la diversification économique à la CEA.


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Publié le 05.04.2019

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