International › APA

Le parti de Gbagbo pour une « autre vague de dialogue politique »

Le Groupe parlementaire du PPA-CI (opposition) souhaite « dans un temps proche » des arbitrages sur des questions d’ordre politique et institutionnel avant les prochaines joutes électorales.Prof. Hubert Oulaye, président du Groupe parlementaire PPA-CI, le parti de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, a dénoncé un « déséquilibre de la CEI », au terme du vote d’une loi créant deux nouveaux postes de membres de la CEI centrale.

Le groupe parlementaire PPA-CI (opposition) et celui du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) se sont abstenus de voter le projet de loi, adopté mercredi en plénière à la majorité, estimant qu’il ne consacre pas l’indépendance de la CEI.

Il a appelé le gouvernement à ne pas hésiter à « ouvrir des pages de dialogue » en vue d’une discussion « en paix » sur le problème de la CEI, ajoutant qu’ « il y a aussi le problème du Conseil constitutionnel et le découpage électoral qui ne correspond à aucune réalité ».   

« Bien que ce texte nous concerne, puisqu’il nous permettra d’entrer à la CEI, d’avoir un représentant à la CEI centrale et des représentants dans les CEI locales, nous avons décidé de voter abstention parce que devant le peuple nous devons rechercher la mise en place d’une structure autonome », a-t-il lancé.

A la fin de la 5e phase du dialogue politique, achevée le 4 mars 2022, les acteurs politiques ivoiriens ont recommandé la prise en compte des réalités politiques nouvelles en vue de réaménager la Commission électorale indépendante, sans préjudice de l’équilibre de celle-ci.

« Nous nous sommes abstenus parce que nous n’avons pas été satisfaits et du texte et des débats », a insisté M. Oulaye, rappelant qu’ « à la 5e phase du dialogue politique, il a été convenu de l’entrée d’un parti politique important parce que disposant d’un groupe (parlementaire) et significatif dans l’opinion nationale ».

« Il s’agissait du PPA-CI et donc nous avons attendu que le texte modificatif intervienne. Ce texte, est lui que nous venons d’examiner, il procède à une modification de la composition de la CEI, mais il reste muet sur un certain nombre de questions que nous avons posées », a-t-il ajouté.

M. Hubert Oulaye a soulevé, par exemple, le fait que « le PPA-CI, parti disposant d’un groupe parlementaire entrant à la CEI y entre pour occuper quelle responsabilité. Rien n’a été dit là-dessus, c’est pour cela que nous avons déposé un amendement » pour un poste de 5e vice-président à la CEI centrale.

Cet amendement a été rejeté, a-t-il fait observer, estimant que « c’est sur la base de motifs assez légers ». Pour l’ensemble du texte, le PPA-CI estime qu’un parti comme lui qui a subi les affres de la guerre à cause de la CEI et du Conseil constitutionnel, il lui revenait d’être véritablement représenté dans cette instance.

« A la CEI, vous avez au moins 13 personnes qui sont pour le pouvoir et cinq qui sont pour l’opposition et même dans ces cinq vous avez des partis de l’opposition qui ont été choisis par le gouvernement. Finalement, il n’y a pas d’équilibre, or c’est l’équilibre qui fait l’indépendance de la CEI », a-t-il relevé.


Commentaire

Bon plan
Publié le 04.07.2022

A la découverte du parc national de Monte Alén 

Le parc national de Monte Alén est situé dans la chaîne de montagnes Niefang, dans la région continentale de la Guinée équatoriale. Sa surface est d'environ 1…

Lire la suite
Recevez toute l’actualité

Inscrivez-vous à la Newsletter du Journal de Bangui et recevez gratuitement toute l’actualité

Agenda
  • Il n'y a aucun évènements à venir.
Voir tout l’agenda
Retour en haut