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Le Sénégal en marche vers la transition énergétique

Le Sénégal, après avoir ratifié l’accord de Paris sur le climat, veut consommer les énergies propres à plus de 90 % afin de tourner le dos aux ressources fossiles.A l’évidence, le Sénégal est décidé à traduire en actes les engagements pris en décembre 2015, à l’occasion de la 21e Conférence climat de l’Organisation des nations unies (Cop 21), organisée à Paris (France).

Ce pays de l’Afrique de l’ouest, sous l’impulsion de son président Macky Sall, a amorcé sa transition énergétique en exploitant déjà 8 centrales solaires : Ten Mérina (30 MW), Senergy à Santhiou-Mékhé (30 MW), Senergy II à Bokhol (20 MW), Malicounda (22 MW), Kahone (20 MW), Sakal (20 MW), Méouane (20 MW) et Diass (15 MW).

Avec la mise en service de la centrale éolienne de Taïba Ndiaye (75 kilomètres au nord-ouest de Dakar), le Sénégal allonge la liste de ses infrastructures fournissant de l’énergie respectueuse de l’environnement.

« Nous sommes à près de 22 % d’énergies renouvelables. A la fin de la seconde phase du parc éolien, nous serons à 30 % compte non tenu du fait qu’à partir de 2022, le Sénégal passera à la stratégie « gas to power » (électricité produite à partir du gaz, en anglais). Ce qui permettra à notre pays d’être l’un des rares à utiliser les énergies propres à plus de 90 % », déclarait Macky Sall.

Un ambitieux programme de mix énergétique que le chef de l’Etat a décliné, lundi 24 février, lors de l’inauguration de ce champ éolien couvrant une superficie de 41 hectares. Le plus grand de toute l’Afrique de l’ouest.

La centrale éolienne de Taïba Ndiaye a une capacité de production de 158,7 MW. Elle est constituée de 46 turbines de type Vestas V126 pouvant produire chacune 3,45 mégawatts. Celles-ci culminent à 180 mètres, soit l’équivalent d’un immeuble de 60 étages.

Ces turbines, ayant reçu leur certification technique en janvier 2017, font partie des dernières versions d’éoliennes actuellement sur le marché. 

Elles s’appuient sur une tour acier en tubulaire de 117 mètres avec une longueur de palle de 62 mètres permettant ainsi une très grande surface de balayage de 12.469 m2.

L’empreinte carbone du parc éolien de Taïba Ndiaye est nulle. Mieux, cette gigantesque infrastructure « permettra d’éviter le rejet dans l’atmosphère de 300.000 tonnes de gaz carbonique par an », renseignait le président sénégalais.

Avec sa révolution énergétique, le Sénégal est, plus que jamais, en train de jouer sa partition pour maintenir en deçà de 2°C le réchauffement de la planète d’ici la fin de ce siècle.

La centrale éolienne de Taïba Ndiaye, représentant à elle seule 15 % de la production électrique du pays, va alimenter plus de 2 millions de personnes. Elle est raccordée au réseau électrique national depuis décembre 2019.

Le montant global du projet s’élève à 200 milliards F CFA, soit 305 millions d’euros. Les travaux ont été lancés en 2008. Lekela en est le maître d’ouvrage, Sarreole, le développeur et la Société nationale d’électricité (Senelec), le gestionnaire de réseau.


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Publié le 05.04.2019

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