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Les dirigeants africains invités à mettre fin aux sorties de fonds illicites

L’Afrique peut se reconstruire après la pandémie de Covid-19 en poussant des réformes urgentes qui s’attaquent aux sorties de fonds illicites, améliorent la gestion des ressources indigènes et investissent dans le capital humain, ont déclaré jeudi les décideurs économiques.

Ces décideurs s’exprimaient  lors de la 16è Conférence économique africaine (AEC)  qui se tient du 02 au 04 décembre à Sal, au Cap Vert. « Il appartient aux dirigeants africains de mettre en place des institutions solides qui arrêteront les sorties de fonds illicites et le blanchiment d’argent. L’argent de l’Afrique doit servir principalement le continent africain. C’est la meilleure façon de contribuer au financement du continent africain à la suite de la pandémie », a déclaré le vice-Premier ministre et ministre des Finances du Cap-Vert, Olavo Correia lors d’un dialogue ministériel sur le leadership.

La Banque africaine de développement estime que les gouvernements africains ont besoin d’un financement supplémentaire d’environ 484,6 milliards de dollars au cours des trois prochaines années pour combler le déficit de financement et sortir plus résilients de la crise de Covid-19.

Olavo Correia a soutenu les appels à la renégociation de la dette pour atténuer l’impact dévastateur de la pandémie sur les pays en développement. Il a cité la dépendance de l’économie capverdienne à l’égard des envois de fonds des migrants et des services tels que le tourisme, notant que 60% des recettes fiscales du pays vont au service de la dette.

« Nous ne pouvons pas avoir une économie qui ne fonctionne que pour payer ses dettes », a-t-il déclaré. Les solutions devraient aller au-delà des remises de dettes. « Les gouvernements doivent également être rationnels dans leurs dépenses publiques et rendre compte au peuple pour chaque dollar dépensé », a ajouté M. Correia.

Nicolas Kazadi, ministre des Finances de la République démocratique du Congo, a appelé à investir davantage dans le capital humain pour créer de la richesse durable.

Pour lui, l’Afrique doit utiliser l’expérience de la crise de Covid-19 pour relancer la croissance économique, en travaillant avec le secteur privé et les partenaires au développement. « Nous devons permettre au secteur privé d’agir et de réduire la pauvreté. Le secteur public devrait jouer le rôle de catalyseur », a-t-il conclu.

La 16e édition de la Conférence économique africaine se déroule dans un format hybride, avec des délégués clés se réunissant sur l’île de Sal au Cap-Vert ainsi que virtuellement.

 Il rassemble un large éventail de parties prenantes, notamment des décideurs politiques, des institutions de développement, le secteur privé et des chercheurs, pour discuter des moyens de développer durablement les sources de financement du développement du continent.


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