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Les pays de la CEMAC en fin de programme avec le FMI, négocient une prolongation de l’assistance

Les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) que sont : le Cameroun, le Tchad, le Gabon et la République centrafricaine négocieraient actuellement une possible prolongation des programmes triennaux qu’ils ont signés avec le Fonds monétaire international (FMI), et qui arrivent à échéance au cours de cette année 2020, apprend-on des analystes de Standard & Poor’s (S&P), qui pensent que ces prolongations ne devraient pas excéder 2 ans.

Cette hypothèse avait déjà été évoquée par le gouverneur de la Banque centrale (BEAC), lors d’une rencontre le 8 novembre 2019 avec la presse camerounaise, en marge de la tenue de la réunion de son Comité de politique monétaire. Mahamat Abas Tolli parlait en ce moment-là, des discussions qui étaient à un stade très avancé, mais sans donner plus de détails.

La sous-région dépend principalement des ventes de pétrole brut sur le marché international, pour la création des revenus en devises. Lorsque les prix de cette matière première ont baissé de plus de 60% à partir de 2015, le manque de discipline budgétaire dans la gestion des réserves de change a fragilisé la position extérieure, faisant peser un risque d’ajustement de la parité de la monnaie qui y est utilisée dans la zone : le FCFA CEMAC.

Réunis à Yaoundé, au Cameroun, fin 2016, les pays de la CEMAC avaient convenu d’opter pour un ajustement structurel de leurs politiques économiques et budgétaires, avec un accompagnement de certaines institutions, dont le FMl. La Guinée équatoriale et le Congo ont traîné à signer leurs programmes, qui n’ont été finalisés que lors du deuxième semestre 2019.

Des analyses constantes d’experts estiment que la CEMAC a besoin de ces programmes avec le FMI pour restaurer son équilibre financier extérieur. Dans une note publiée fin décembre 2019, Moody’s a même expliqué qu’en plus de maintenir la confiance des bailleurs de fonds des pays de la sous-région, ces programmes apportent un regain de stabilité à la position extérieure.

Pour sa part, S&P note que l’un des principaux succès de ces programmes a été la reconstitution des réserves de change. Elles étaient de 4284 milliards FCFA à la fin du mois d’août 2019, en hausse de 63% en comparaison à leur niveau de juin 2017. Cependant, même avec des prolongations de programmes avec le FMI, la CEMAC aura besoin d’une gouvernance économique plus cohérente, pour répondre aux attentes de bien-être de ses populations.



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