Politique › Judiciaire

Malabo abandonne les poursuites judiciaires contre le béninois Bertin Koovi

Bertin Koovi

En prison depuis le mois d’avril 2019 en Guinée équatoriale, Bertin Koovi, opposant au régime du président béninois a été acquitté par la justice qui a prononcé sa libération immédiate. Mais le concerné ne devrait plus continuer à vivre sur le territoire équato-guinéen. Selon son avocat, Bertin Koovi avait été accusé de complot contre le régime du président béninois Patrice Talon.

Le juge du tribunal d’instruction de Malabo a décidé d’abandonner les poursuites judiciaires contre Bertin Koovi arrêté sur la demande de l’Etat béninois puis relâché. Le Béninois Bertin Koovi peut désormais circuler librement et poursuivre ses activités en toute quiétude. Le juge de Malabo a décidé de l’abandon définitif de la procédure judiciaire à son encontre étant donné qu’il n’existe pas «d’indices rationnels de criminalité à l’encontre du Béninois Bertin Koovi  pour les motifs qui ont donné lieu à l’ouverture de cette procédure et le classement  du dossier est également décrété».

Le juge a aussi décidé de l’expatriation du Béninois dans un pays qui ne soit pas le Bénin afin de poursuivre librement son activité politique et entrepreneuriale. Chef d’un projet de pêche artisanale  en Guinée Equatoriale, Bertin Koovi a fait objet de poursuites judiciaires conformément à la demande formulée par le bureau d’Interpol de Cotonou sous  la référence numéro IP/DGPJ/BO/RERA en date du 3 avril 2019.

Dans sa demande, la justice béninoise l’aurait accusé de préparer des attentats  avec des bombes de fabrication artisanale. Et donc, «les mobiles de sa recherche et de son arrestation de ce Béninois sont dus au fait qu’il avait le projet de commettre un attentat selon un message en lien avec lequel il était poursuivi par la justice du Bénin». La justice béninoise a donc demandé l’intervention des services de sécurité de la Guinée Equatoriale pour sa recherche, son arrestation et son rapatriement ultérieur au Bénin.

Mais, depuis que cette procédure a été engagée, plus de cinq mois se sont écoulés sans que le gouvernement béninois n’apporte  de preuves irréfutables qui pourraient montrer que Koovi voulait préparer des attentats avec  des bombes de fabrication artisanale à l’encontre de l’Etat béninois depuis la Guinée Equatoriale. Alors, après «des enquêtes approfondies tant au niveau policier et  judiciaire, il n’a pas été possible  de constater des indices  rationnels de criminalité montrant  que ces faits  auraient été perpétrés par Bertin Koovi».



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