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Politique, économie et sécurité au menu des quotidiens et hebdomadaires marocains

Les quotidiens et hebdomadaires marocains parus ce samedi consacrent de larges commentaires à la question palestinienne, à la liste grise des paradis fiscaux, à la facture écologique du progrès économique et la politique fiscale et à l’opération de déminage au Sahara.+Le Matin+ rapporte que le Roi Mohammed VI a insisté sur la nécessité de replacer la question palestinienne au cœur des priorités internationales, soulignant que la solution des deux États demeure le préalable essentiel pour mettre fin au conflit israélo-palestinien et instaurer une paix globale au Moyen-Orient.

« (…) Nous insistons sur la nécessité de replacer cette question au cœur des priorités internationales, plutôt de s’incliner devant un fait accompli qui ne sert aucune des parties », a relevé le Souverain dans un message adressé au président du Comité des Nations-unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, Cheikh Niang, à l’occasion de la journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien.

+La Vie Eco+ écrit que « le Maroc se retrouve victime de la schizophrénie, voire de l’hypocrisie de l’Europe », rappelant que de hauts fonctionnaires de la super administration de Bruxelles avaient décidé il y a quelque temps que le Maroc faisait partie d’une liste dite grise de paradis fiscaux.

La schizophrénie réside, selon l’hebdomadaire, dans le fait que les responsables de haut rang et membres des gouvernements de ces pays membres de l’Europe visitent régulièrement le Maroc, entre autres, pour défendre leurs entreprises respectives, pour signer des contrats mirobolants pour leurs produits et souvent aussi pour demander à l’Administration marocaine de faciliter la vie à leurs entreprises qui viennent s’installer et investir chez nous.

Pour sa part, +Challenge+, qui voit que la pollution est le prix du progrès économique, écrit que le développement économique a des conséquences sur la nature puisqu’il s’est accompagné d’une hausse rapide des émissions de polluants.

Au Maroc, la pollution de l’air extérieur était à l’origine de 8.750 décès en 2017 dont pratiquement la moitié à Casablanca, relève la publication, citant le rapport de la Banque mondiale sur le coût de la dégradation de l’environnement.

+Telquel+ relève que la libéralisation de l’économie au Maroc a permis au PIB de tripler en vingt ans, notant toutefois que « cette formidable génération de richesses a surtout profité à quelques happy few ».

L’instrument fiscal visant les grandes fortunes manque cruellement à l’appel, estime le journal, rappelant qu’aucune mention n’y fut faite lors des assises de la fiscalité en mai dernier.

+Al Alam+ indique que le nombre des interdits de chéquier au Maroc est de 700.000 personnes, a annoncé le ministre de l’Economie et de la réforme de l’administration, Mohamed Benchaâboun.

Lors de l’examen détaillé du Projet de Loi de Finances 2020 à la Chambre des Conseillers, le ministre a réclamé une amnistie générale pour ces personnes qui ont commis des transactions illégales par chèque. Cette amnistie permettra, selon Benchaâboun, de dynamiser l’Economie nationale et y injecter des fonds, notant qu’interdire plus de 700.000 Marocains d’utiliser les chèques bancaires est à même de nuire à l’économie nationale.

+Al Bayane+ se fait l’écho d’une déclaration de Mohamed Boudra, président de l’Association marocaine des présidents des conseils communaux (AMPCC), qui a affirmé que l’élection du Maroc à la présidence de l’organisation Cités et Gouvernements Locaux Unis-Monde (CGLU-Monde), se veut une reconnaissance des efforts soutenus du Royaume en faveur du renforcement de la démocratie locale, du développement de la décentralisation et de la régionalisation avancée, ainsi qu’en matière de développement durable.

S’exprimant lors d’une conférence de presse à l’occasion de son élection à la tête de cette organisation mondiale, Boudra, a indiqué que l’orientation du Royaume s’inscrit dans le droit fil des références onusiennes et engagements internationaux et continentaux ayant des objectifs mondiaux, notamment l’Agenda 2063 de l’Union africaine (UA), le programme 2030 des Nations-unies et l’accord de Paris sur les changements climatiques.

+Al Ahdath Al Maghribia+ fait svaoir que le Maroc a découvert et détruit un total de 96.727 mines terrestres depuis le début de l’opération de déminage dans les provinces du Sud, en 1975, dont 49.325 mines antipersonnel et 20.543 restes explosifs de guerre,

« Reconnaissant le danger que représentent les mines et les restes de guerre pour la population, les Forces Armées Royales ont entrepris des opérations de déminage depuis 1975 afin de réduire l’impact de tels dispositifs, lesquelles ont été renforcés en 2007 avec une campagne de dépollution à grande échelle », a affirmé l’ambassadeur du Maroc en Norvège, Mme Lamia Radi lors de la quatrième Conférence d’Examen de la Convention d’Ottawa sur les mines antipersonnel (25-29 novembre).

Au registre sportif,  +L’Observateur du Maroc et d’Afrique+ souligne que les chansons et les tifos montés lors du Derby Raja-WAC de Casablanca « nous racontent une jeunesse qui a soif d’égalité, de liberté, mais qui s’inscrit dans un projet collectif ».

Il faut valoriser cette contestation pacifique, éclairée et joyeuse, soutient l’hebdomadaire, faisant remarquer que les partis politiques n’attirent plus cette force vive.

Selon lui, le stade réunit, dans une ambiance exubérante et surtout fédératrice, parce qu’il s’agit de couleurs et de drapeaux. « Au-delà du sport, c’est le vivre ensemble qui est célébré ».



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