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Regards des jeunes femmes africaines sur l’égalité de sexes depuis Abidjan

Réunis du 12 au 14 août 2019 à Abidjan, les jeunes femmes africaines et celles de la diaspora, ont évalué les progrès et les défis de la mise en œuvre du Programme d’action de Beijing (Chine) établis il y a 25 ans et visant notamment à défendre les droits féminins.« En Afrique, aucun pays n’a atteint l’égalité de sexes et dans certaines régions, l’écart entre les hommes et les femmes continuent de se creuser, les femmes jouissent de moins de droits et gagnent moins », notent les jeunes femmes africaines, à l’issue d’une consultation régionale à Abidjan. 

Au cours de ces trois jours de consultation régionale des jeunes femmes africaines sur Beijing +25, celles-ci ont également fait observer que les femmes sur le continent « ont moins de choix et subissent de multiples formes de discriminations et d’exclusions ».

Dans une conférence de presse à la clôture des travaux,  Sonia Mendes  (Cap-Vert),  Prince Adéléké Adeleye (Nigeria),  Bakashaba Nashim (Ouganda) et May Ochéido (Nigeria) ont tour à tour souligné que la rencontre a été une occasion pour les jeunes femmes qui n’étaient pas présentes à Beijing, il y a 25 ans, d’évoquer des problèmes de leurs époques, des enjeux qui nécessitent « une attention urgente ».  

Il s’agit entre autres de la scolarisation de la jeune fille, des mutilations génitales féminines, du mariage précoce de la jeune fille, de l’immigration clandestine, de l’entrepreneuriat féminin.

L’objectif de cette initiative,  promue par ONU Femmes, est d’engager la nouvelle génération de jeunes dirigeantes féminins et masculins de défenseurs des droits des femmes et des militants pour l’égalité des sexes, afin d’identifier les principales préoccupations.

Pour ONU Femmes, cela devrait permettre « un dialogue honnête » sur les problèmes dans 12 domaines critiques, à savoir trouver de multiples conversations y  compris les dialogues intergénérationnels entre les jeunes et leurs prédécesseurs à Beijing.  

Les assises d’Abidjan ont également fait des recommandations qui alimenteront les consultations et l’examen de la région Afrique +25 dirigées par la CEA sur Beijing +25 ainsi que la position de la jeunesse africaine lors de la CSW64 ( 64è session de la Commission de la condition de la femme des Nations-Unies) prévue en mars 2020 et du forum multipartite génération égalité d’ONU Femmes qui se réunit en mai et juillet 2020 au Mexique et en France.

Cette rencontre de la capitale économique ivoirienne a été organisée par ONU Femmes en collaboration avec la Commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique (CEA) et Oxfam international.



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