Sénégal: les pôles urbains pour impulser la transformation digitale

La première phase du programme de pôles urbains du Sénégal, ces nouveaux types de villes, comporte quatre sites.Intégrer les Technologies de l’information et de la communication (Tic) dans la gestion du pôle urbain de Diamniadio, c’est l’ambition de ses dirigeants. Pour ce faire, la Délégation générale à la promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose (DGPU) a commandité une série d’études sur l’Assistance à la Maitrise d’Ouvrage (AMO) du projet smart City de Diamniadio, présentées ce mardi à Dakar.

Justifiant la nécessité de telles études, Diène Farba Sarr, Délégué général de la DGPU a affirmé que « la ville intelligente n’est pas seulement une question d’infrastructures, mais aussi d’usages, de pratiques et de gouvernance ».

« A ce titre, les pôles urbains doivent impulser la transformation digitale et numérique porteuse de la transformation structurelle de nos économies. En effet, le tournant majeur de nos économies reste tributaire de notre capacité à saisir les immenses opportunités qu’offrent les réseaux numériques et l’économie digitale dont le rôle économique est crucial pour une accélération de la production et des savoirs », a soutenu M. Sarr dans son discours transmis à APA.

Il a souligné que la « transformation structurelle de notre économie » dépendra en grande partie des mutations impulsées à partir des infrastructures et services numériques du pôle urbain : Datacenters, infrastructures et solutions numériques, réseaux interconnectés, feront de ce pôle urbain une porte ouverte d’un Sénégal émergent.

« C’est à travers nos usages que Diamniadio nous aidera à inventer le modèle de ville qui s’articule avec notre vision et nos réalités. Lancer une telle initiative est certes un premier pas mais lui donner une vocation et la mettre en œuvre est un challenge, justement c’est ce défi qui nous réunit », a poursuivi Diène Farba Sarr.

Selon lui, la mise en œuvre du projet smart City de Diamniadio devrait être l’occasion de mobiliser l’ensemble des forces, tant publiques que privées, en profitant des opportunités offertes par la nouvelle loi sur le Partenariat public-privé (PPP).

 « (…) au-delà des partenaires privés, la ville sera d’autant plus intelligente qu’on aura su créer les passerelles entre les différents acteurs (de la sécurité, du transport, de la gestion des déchets…) autour de la DGPU, pour mieux apporter un service aux citoyens et visiteurs du PUD. Ces efforts de mutualisation des initiatives sont nécessaires entre tous les acteurs et à tous les niveaux, des infrastructures aux services numériques, dans une logique tant économique, sociale qu’environnementale », a conclu Diène Farba Sarr.

Le projet smart City de Diamniadio ambitionne de construire la plus grande ville nouvelle d’Afrique de l’Ouest pour décongestionner Dakar, tout en stimulant la croissance économique sénégalaise. Ce modèle de ville intelligente et durable en Afrique souhaite s’appuyer sur un socle numérique et mobiliser l’initiative privée.

G20 : Ramaphosa veut un siège permanent pour l’UA

Le G20 tient son sommet annuel du 15 au 16 novembre 2022 à Bali, en Indonésie.Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa souhaiterait que l’Union africaine (UA) devienne un membre permanent du Groupe des vingt (G20), un forum intergouvernemental composé de dix-neuf pays aux économies les plus développées et de l’Union européenne.

S’exprimant lors d’une séance de travail sur la sécurité alimentaire et énergétique au sommet des dirigeants du G20 à Bali, en Indonésie, le dirigeant sud-africain a déclaré que l’intégration de l’UA au G20 se traduirait par une approche plus unifiée pour résoudre les défis actuels du monde.

« Nous appelons à un soutien continu du G20 à l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables comme moyen d’apporter de l’énergie propre sur le continent », a lancé Cyril Ramaphosa, précisant que « la meilleure façon d’y parvenir est que l’Union africaine rejoigne le G20 en tant que membre permanent ».

Selon lui, ce n’est que par une réponse collective et unie que la communauté internationale « peut résoudre les défis de l’insécurité alimentaire et énergétique à travers notre monde ».

M. Ramaphosa a regretté la lenteur des progrès des négociations entre les pays en développement et ceux développés lors de la 27e Conférence des Nations unies sur le climat (COP27) qui se tient du 6 au 18 novembre Charm el-Cheik, en Égypte.

« Nous sommes préoccupés par le manque de progrès sur les questions clés des négociations multilatérales de la COP27, notamment en ce qui concerne les pertes et dommages, le financement, la technologie, le renforcement des capacités, l’adaptation et la transition juste », a-t-il indiqué.

Le dirigeant sud-africain a noté que les résultats de la COP27 et du sommet des dirigeants du G20 devraient réaffirmer les principes d’équité et de « responsabilités communes ».

« Les pays industrialisés du G20 doivent faire preuve d’une action climatique plus ambitieuse et doivent honorer leurs engagements financiers envers les économies en développement », a conclu Cyril Ramaphosa.

Côte d’Ivoire : 32 employés de LafargeHolcim distingués

La société de cimenterie, LafargeHolcim Côte d’Ivoire, a remis des médailles d’honneur du travail à 32 de ses employés, lors d’une cérémonie à Abidjan.L’évènement s’est déroulé le 12 novembre 2022 à Abidjan, en présence du représentant du ministre de l’Emploi et de la protection sociale, ainsi que de la directrice du secrétariat de la médaille du travail, et des membres des familles des récipiendaires.

Ce sont au total trente-cinq médailles qui ont été décernées aux 32 employés et ex-employés de LafargeHolcim Côte d’Ivoire. On dénombre deux médaillés « Grand Or », quatre médaillés « Or », six médaillés « Vermeil » et 23 médaillés dans la catégorie « Argent ».

Ces distinctions ont été remises par le représentant du ministre de l’Emploi et de la protection sociale, M. Eben-Ezer Ago, Inspecteur général de l’Emploi et de la protection sociale, qui a félicité les récipiendaires.

Ces médailles viennent récompenser des femmes et des hommes qui totalisent au moins 15 ans d’ancienneté et qui se sont, au fil des années, démarqués par la qualité de leur travail, leur fidélité, et leur loyauté au service de l’entreprise, mais également de la Côte d’Ivoire.

Fort de ses 70 années d’existence, l’entreprise de cimenterie, au travers de ces distinctions, renouvelle également sa reconnaissance envers ses travailleurs, dont le dévouement contribue de manière significative à son succès sur le marché ivoirien.

Pour le directeur général de LafargeHolcim Côte d’Ivoire, M. Rachid Yousry, si l’entreprise a « su tenir le cap pendant soixante-dix ans, c’est d’une part grâce à la très grande qualité de ses produits, mais c’est aussi et surtout grâce à ses employés, travailleurs d’hier, d’aujourd’hui et de demain ».

« Aujourd’hui, c’est votre engagement, votre fidélité que nous souhaitons saluer ; car à travers vos parcours, vos témoignages, et votre expérience peuvent naître des vocations, des envies, des trajectoires nouvelles pour vos plus jeunes collègues », a-t-il dit.

M. Rachid Yousry a fait observer que la médaille d’honneur du travail qu’ils reçoivent ne récompense pas seulement leur investissement auprès de l’entreprise, mais elle constitue également un véritable hommage à leur apport envers la Côte d’Ivoire.

Le représentant du ministre de l’Emploi et de la protection sociale, M. Eben-Ezer Ago, s’est quant à lui adressé aux récipiendaires à travers ces mots : « En vous décernant cette distinction, c’est la République de Côte d’Ivoire reconnaissante qui loue votre mérite pour toutes ces belles années de dévouement, et vous félicite pour la contribution à l’effort de progrès de notre beau pays. »

Les récipiendaires ont tenu également à exprimer leur reconnaissance à l’entreprise et à l’ensemble des collaborateurs : «   Nous sommes fiers de recevoir ces médailles ce jour, en récompense de nos années d’engagement et de durs labeurs », a déclaré leur porte-parole, Mr Paul Aney,responsable développement durable au sein de l’entreprise.   

« A vous, chers collègues : La voie ayant été tracée, il nous appartient d’assurer la pérennité de LafargeHolcim Côte d’Ivoire pour nous même et pour toute la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, j’exhorte l’ensemble des travailleurs à poursuivre leurs efforts et à motiver les plus jeunes, afin que nous puissions toujours maintenir notre leadership dans le secteur du ciment en Côte d’Ivoire », a-t-il ajouté.

LafargeHolcim Côte d’Ivoire est une filiale du groupe Holcim, leader mondial de solutions de construction innovantes et durables, permettant la création de villes plus vertes et d’infrastructures plus intelligentes.

Le Mozambique expédie sa première cargaison de gaz naturel vers l’Europe

Le Mozambique a commencé à exporter du gaz naturel liquéfié (GNL) depuis la province de Cabo Delgado, touchée par le conflit, a annoncé le président Filipe Nyusi dimanche dernier.Dans un message télévisé, Nyusi a annoncé la première expédition d’exportation de gaz produit dans l’installation flottante de GNL offshore Coral Sul qui est exploitée par la société italienne Eni.

« Aujourd’hui, le Mozambique entre dans les annales de l’histoire mondiale comme l’un des pays exportateurs de GNL », a déclaré M. Nyusi. Il a précisé que le géant pétrolier britannique BP détenait les droits d’achat du gaz.

Cette livraison intervient à un moment où l’Europe cherche d’autres sources de gaz, afin de réduire sa dépendance à l’égard de la Russie. La firme Eni a annoncé dimanche que la première cargaison de GNL produite dans son champ gazier au large des côtes mozambicaines avait quitté l’installation.

L’installation Coral Sul LNG a une capacité de liquéfaction de gaz de 3,4 millions de tonnes métriques par an et est la première installation flottante de GNL jamais déployée dans les eaux profondes du continent africain.

Le Mozambique dispose d’énormes gisements de gaz et, selon les prévisions, le pays pourrait devenir l’un des dix premiers exportateurs mondiaux si toutes les réserves étaient exploitées.

Cependant, la région de Cabo Delgado a été touchée par une insurrection de militants liés à l’Etat islamique, qui a jeté le doute sur la viabilité des sites d’exploration de GNL et bloqué l’exécution d’un certain nombre de projets.

Le FMI débourse 82 millions de dollars pour soutenir des réformes économiques en Mauritanie

La Mauritanie et le Fonds monétaire international (FMI) ont conclu un accord ad référendum sur un programme de réformes économiques, portant sur un prêt d’environ 82,75 millions de dollars. »Les services du FMI ont conclu avec les autorités mauritaniennes un accord ad référendum sur un programme de réformes économiques pouvant être appuyé par un accord triennal au titre de la Facilité Élargie de Crédit (FEC) et du Mécanisme Élargi de Crédit (MEDC) », a indiqué Félix Fischer, chef de mission du FMI pour la Mauritanie, cité par les médias locaux.

Cet accord est subordonné à l’approbation de la direction et du conseil d’administration du FMI, prévue en Janvier 2023. Au titre de l’accord, la Mauritanie aurait accès à un crédit du FMI d’un montant de 64,40 millions de droits de tirage spéciaux (DTS), soit environ 82,75 millions de dollars, sur une période de 39 mois.

Au sujet programme de réformes économiques de la Mauritanie, soutenu par le Fonds, le responsable a précisé que ce programme vise à préserver la stabilité macroéconomique, à consolider les bases d’une croissance durable et inclusive et à réduire la pauvreté. Le programme, poursuit-il, comprend trois piliers, le premier portant sur l’amélioration du cadre budgétaire de moyen terme afin de maintenir la viabilité budgétaire, de réduire progressivement l’endettement du pays et permettant de lisser la volatilité liée aux ressources du secteur extractif et de protéger les dépenses sociales.

Quant au deuxième pilier, il porte sur le renforcement des cadres de politique monétaire et de change et le développement des marchés monétaires et de change en vue d’une meilleure maitrise de l’inflation et plus grande résilience de l’économie mauritanienne aux chocs exogènes, tandis que le troisième pilier concerne des réformes structurelles visant à renforcer la gouvernance, la transparence, et le secteur privé en améliorant le climat des affaires et l’inclusion financière, a fait remarquer M. Fischer.

Aéroport d’Abidjan : NAS Ivoire devient Menzies aviation

Les pôles du géant koweïtien des services aéroportuaires NAS opéreront sous la bannière Menzies, plateforme britannique que Agility, la société mère de l’entreprise koweïtienne a rachetée.Agility, société de services de chaîne d’approvisionnement et d’infrastructure, a finalisé l’acquisition de la société Menzies Aviation, basée au Royaume-Uni, qu’elle a fusionnée avec sa société National Aviation Services (NAS) pour créer un leader mondial des services d’assistances aéroportuaire.  

Opérant sous le nouveau nom de Menzies Aviation, l’entreprise fusionnée (National Aviation Services) fournira désormais des services d’assistance au sol, la gestion de passagers, la maintenance en ligne, la gestion des salon VIP, le refuelling des avions.

Les revenus combinés de Menzies et NAS ont dépassé 1,5 milliard de dollars en 2021. La nouvelle société, présente dans plus de 254 aéroport répartis dans 58 pays, compte aujourd’hui environ 34 000 employés.

Elle assiste plus de 600 000 rotations d’avions, gère plus de 2 millions de tonnes de fret aérien, 2,5 millions de tonnes de carburant refueller dans les avions par an. Son ambition est de développer l’activité afin d’être le numéro 1 incontesté des services d’assistance aéroportuaire.

Les clients bénéficient désormais d’un service de classe mondiale, d’une offre de produits élargie et des meilleures pratiques de sécurité de l’industrie dans 254 aéroports sur six continents. La nouvelle société fournit en outre des solutions innovantes à des structures en pleine croissance.

Maroc-UE : Tenue de la 4ème session de la Commission mixte sur l’Accord de coopération en matière de pêche durable

Le Maroc et l’Union européenne (UE) ont tenu, les 09 et 10 novembre à Rabat, la quatrième session de la Commission mixte prévue par l’Accord de coopération en matière de pêche durable.Les deux délégations, présidées respectivement par la Secrétaire Générale du Département de la Pêche Maritime, Zakia Driouich, et la directrice f.f. en charge de la Gouvernance internationale des océans et de la pêche durable, Céline Idil, se sont félicitées de la gestion rigoureuse de l’Accord de partenariat et de l’engagement conjoint à trouver des solutions aux contraintes imprévues dans cette gestion qui leur ont été imposées par les différentes crises internationales actuelles, indique un communiqué conjoint des deux parties.

Malgré ce contexte difficile, la clôture de la troisième année de mise en œuvre de l’accord s’est déroulée dans un climat de confiance mutuelle, avec l’objectif partagé de placer la durabilité des ressources halieutiques au cœur du partenariat, a précisé la même source, notant que les deux parties ont salué la qualité exceptionnelle de l’exécution des projets financés par l’appui de l’Union européenne.

Ces projets contribuent au développement et à la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement du secteur de la pêche et de l’aquaculture, notamment en matière de renforcement de la recherche halieutique, d’appui au développement de la pêche artisanale, de soutien au développement de l’aquaculture et d’amélioration des conditions de débarquement, de contrôle au port et de valorisation.

Ces projets participent à la création d’emplois, à la formation et à l’insertion des femmes et des jeunes dans la vie active. Ce partenariat contribue ainsi à faire de la pêche et de l’aquaculture un facteur majeur de croissance économique durable et inclusive.

Les scientifiques ont présenté les résultats de leurs travaux conjoints, afin de permettre aux deux parties d’assurer un suivi régulier de l’évolution de l’état des ressources et d’orienter la fixation des conditions de l’exercice des activités de la pêche au titre de l’année 2023.

Les parties ont également examiné et validé le rapport sur la répartition géographique et sociale des tranches de l’accès et des redevances de la même année.

Italie : un taux record de participation au salon d’Ecomondo

L’édition 2022 de la Foire de Rimini a attiré plus de visiteurs et d’exposants que les deux dernières éditions.« Ecomondo et Key Energy de Italian Exhibition Group (IEG) ont fermé leurs portes ce vendredi au parc des expositions de Rimini avec une fréquentation totale de + 41% par rapport à 2021 (et +15 sur l’édition record de 2019). L’édition 2022 a été également marquée par le doublement de la fréquentation étrangère (venant de 90 pays) grâce à la politique d’internationalisation lancée par IEG ces dernières années et qui attire de nouveaux et nombreux visiteurs mondiaux à Rimini au nom de l’excellence, tant qualitative que numérique », rapporte un communiqué des organisateurs.

Ecomondo, un évènement dédié à l’économie circulaire s’est tenu du 8 au 11 novembre à la Foire de Rimini, une ville située sur la côte adriatique de la région italienne d’Émilie-Romagne.

Organisés conjointement, la 25e édition d’Ecomondo et le 15e salon de Key Energy d’Italian Exhibition Group (IEG)  ont permis aux visiteurs et exposants de nouer près de 550 millions de contacts.

Selon les organisateurs, ces deux évènements représentent un véritable « système » , une communauté, qui doit sa singularité à l’imbrication vertueuse entre le métier de la partie exposition, des relations institutionnelles au plus haut niveau, de la Commission européenne en passant par le ministère de l’Environnement et de la Sécurité énergétique, à la Fondation pour le développement durable et les consortiums de la chaîne d’approvisionnement, et à un calendrier de conférences très riche.

Les deux salons ont permis à 80 associations internationales évoluant dans l’économie verte de conclure des accords de collaboration, et de s’engager pour promouvoir la « croissance bleue » dans l’espace méditerranéen avec des exemples de projets de coopération internationale pour la protection de l’écosystème marin et la lutte contre le changement climatique.

 Au total, il y a eu 1400 marques exposantes dans 130.000 mètres carrés. Les chaînes d’approvisionnement ont attiré 600 acheteurs étrangers.

« Au début, Ecomondo disposait de 3000 mètres carrés d’espace d’exposition. Après 25 ans, ce nombre a été multiplié par 40, jusqu’à 130 mille. Des chiffres qui donnent une idée des opportunités à saisir tant pour l’avenir que pour les technologies qui nous permettent d’envisager une production d’énergie différente », a déclaré le ministre italien de l’Environnement et de la Sécurité énergétique, Gilberto Pichetto Fratin qui clôturait la foire de Rimini.

Les entreprises italiennes favorables à la transition écologique

Beaucoup d’entreprises italiennes estiment que la transition écologique peut favoriser les investissements pour les innovations.En Italie, la transition écologique trouve un écho favorable chez les entreprises. « 76% des entreprises italiennes sont convaincues que notre pays doit favoriser la transition écologique, un choix qui nous placerait dans le groupe avancé des économies mondiales », selon une étude présentée, hier mercredi, au deuxième jour d’Ecomondo, un événement dédié à l’économie circulaire organisé à la Foire de Rimini du 8 au 11 novembre 2022.

La présentation a été faite lors de la session plénière internationale des états généraux de l’économie verte 2022 d’Ecomondo. Selon les chercheurs, l’un des principaux obstacles pour les entreprises italiennes confrontées au défi de la transition écologique est la bureaucratie (indiquée par 50% de l’échantillon).

Les données sur les attentes des entrepreneurs sur les effets des mesures de transition durable sont intéressantes car, 51% estiment qu’ils contribueront à améliorer le positionnement de l’entreprise et 60% soutiennent qu’ils favoriseront les investissements pour les innovations.

« L’un des principaux défis pour le futur proche est le réchauffement climatique et le l’utilisation des énergies fossiles », a réagi le ministre italien de l’Environnement et de la Sécurité énergétique, Gilberto Pichetto Fratin, réitérant l’engagement du gouvernement à promouvoir les politiques environnementales au niveau national et international, avec des investissements dans la recherche et l’innovation pour l’approvisionnement en matériaux premières.

L’impact économique et environnemental du textile européen mis en exergue

Des participants à un panel sur l’économie circulaire ont magnifié la contribution du secteur du textile dans l’économie européenne.L’industrie de la mode, en plus d’être l’un des piliers de l’économie européenne, est l’un des secteurs ayant le plus fort impact environnemental. Selon Eleonora Rizzuto, directrice du développement durable de la filiale italienne de la marque LVMH, la « chaîne d’approvisionnement du textile (en Europe) est composée de 400.000 entreprises et génère 55 milliards d’euros de chiffre d’affaires ».

« Cela représente 31% du chiffre d’affaires total en Europe », a expliqué Mme Rizzuto.

Elle prenait part à un panel sur « Le textile comme opportunité : défis et implication des acteurs du secteur », organisé au deuxième jour d’Ecomondo (8-11 novembre 2022), un événement dédié à l’économie circulaire. L’édition de cette année se tient à Rimini, une ville située sur la côte adriatique de la région italienne d’Émilie-Romagne.

De leur côté, Roberta De Carolis, chercheure et Paola Migliorini, chef d’unité adjoint de la Commission européenne, ont dressé un portrait du secteur textile européen et salué ses efforts de préservation de l’environnement. Selon eux, l’industrie textile « a dans de nombreux cas anticipé les interventions que la Communauté européenne met en œuvre pour réduire l’impact environnemental et social de l’industrie de la mode ».

« Les maîtres mots de la reconversion verte de la mode sont la recyclabilité du vêtement (aujourd’hui seulement 1% des déchets textiles sont réutilisés, et 85% de la production finit en décharge), l’éco-conception (et une réglementation partagée pour en tracer les paramètres), la transparence et la maîtrise de la production », ont-ils dit.

Sénégal: le numérique, «parent pauvre» de la fiscalité (expert)

Le Sénégal peut tirer d’énormes profits économiques de l’utilisation du numérique s’il met à jour son cadre fiscal, selon des experts.Dans les pays en développement, l’imposition sur les revenus des entreprises et la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) constituent une grande partie des revenus. Cependant, les Etats comme le Sénégal peinent à imposer des mesures fiscales aux entreprises numériques en raison d’un cadre juridique inadéquat.

Consciente de ces enjeux, l’ONG Oxfam a organisé jeudi 10 octobre à Dakar un atelier de réflexions et d’échanges autour de cette question « en vue d’avoir une masse critique d’acteurs de la société civile qui maîtrise les questions liées au droit du numérique en général et la fiscalité de l’économie des entreprises majors du secteur », à savoir les GAFAM (Google, Amazone, Facebook, Apple et Microsoft).

Juriste et enseignante-chercheure à l’Université virtuelle du Sénégal (UVS), Dr Minata Sarr Ndiaye fait savoir que « la fiscalité (du numérique) est le parent pauvre » en matière de législation dans son pays alors que « la révolution numérique nous apporte beaucoup d’avantages et d’opportunités », sans compter toutefois « les risques et les menaces » mais aussi « les défis et les enjeux énormes » qu’elle implique.

« Le numérique, c’est comme un objet gluant. Quand on pense la maîtriser, elle nous échappe », a ironisé Dr Ndiaye, expliquant que le monde est passé aujourd’hui du stade de l’internet, « un terme galvaudé », à celui « de l’intelligence artificielle, de l’internet des objets, de l’informatique affective, de l’impression 3D, des drones, des voitures connectées à la massification des données ».

Face à tout cela, elle estime que le Sénégal doit « compléter » et « réinventer » son cadre juridique « articulé au cadre juridique au niveau mondial », à savoir les statuts sur le numérique des Nations unies, de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) ou encore de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada). Ainsi, le Sénégal doit « aller vers le changement » en adoptant un cadre juridique « agile, inclusif, responsable et intuitif », a préconisé l’experte.

Représentant le directeur général des Impôts et Domaines du Sénégal, Dr Abdoulaye Gningue reconnaît que « le cadre fiscal actuel n’est pas forcément efficace pour appréhender les activités du numérique » dans son pays. C’est pourquoi, à la Direction générale des Impôts et Domaines (DGID), « des initiatives commencent à être prises par le levier de l’infrastructure juridique. Mais il faut reconnaître que c’est à l’état embryonnaire », a-t-il précisé, appelant surtout à une réflexion pouvant aboutir à l’adoption d’un cadre juridique fiscal « qui n’inhibe pas le développement l’activité du numérique ».

La directrice des programmes et de l’influence d’Oxfam au Sénégal, Zeinabou Coulibaly, a insisté pour sa part sur l’encadrement par les États des recouvrements fiscaux effectués sur les activités du numérique. En faisant en sorte que « les recettes tirées de cette taxation puissent revenir aux communautés les plus vulnérables » et leur « réinvestissement (…) dans les secteurs social et du développement économique du Sénégal », a-t-elle recommandé.

COP27 : Signature de la plus grande transaction de crédits carbone pour la mobilité électrique en Afrique

Le géant du deux-roues en Afrique, Mauto vient de réaliser une prouesse en finalisant une transaction de plusieurs millions de dollars sur le marché de la compensation carbone volontaire.C’est inédit. MAUTO, la firme leader du deux-roues électrique en Afrique, annonce la clôture d’une transaction d’un montant de 5 millions de dollars sur le marché de la compensation carbone volontaire. « Il existe des moyens efficaces pour financer la transition écologique en Afrique et pour la rendre abordable et viable. Aucune population n’acceptera celle-ci sans avoir un accompagnement fort. C’est tout le sens de cette opération », indique Shegun Adjadi Bakari,  Président directeur-général de MAUTO. 

Le financement conclu avec Aera, premier négociant de crédits carbone africains et la fondation myclimate, organisation à but non lucratif suisse engagée dans la transparence en matière de mesure d’empreinte carbone, s’étalera sur les trois prochaines années.

Alors que la COP27 vient de débuter en Égypte, la signature de cette transaction de 5 millions de dollars, la plus importante en Afrique s’agissant de crédits carbone à destination de la mobilité électrique, va contribuer à répondre immédiatement aux engagements du continent en faveur d’une transition énergétique durable.

« Cet accord est la preuve que l’Afrique est dans une position offensive sur la transition énergétique et que les acteurs industriels sont prêts pour des partenariats innovants », explique le dirigeant.

Le contrat couvre la réduction des émissions générées par MAUTO qui prévoit le déploiement de plus de 2 millions de motos électriques en Afrique d’ici 2030.

Présente depuis quatre mois au Bénin et au Togo avec 2 700 motos électriques, la marque va se déployer avant la fin de l’année au Rwanda. En 2030, l’objectif est de couvrir une dizaine de pays en Afrique.

La finalisation de cette transaction, d’un montant de 5 millions de dollars, tout en accélérant le déploiement en Afrique des deux-roues électriques, permettra également de répondre au défi de l’électrification.

Environ 80 % de l’électricité qui sera utilisée pour recharger les véhicules électriques proviendra de stations de recharge photovoltaïques qui seront installées à mesure du déploiement.

Depuis son lancement, MAUTO s’engage pour une mobilité urbaine, écologique et abordable et travaille à la construction de ses propres usines d’assemblages neutres en carbone pour 2024. Afin de certifier la réalisation de ses engagements environnementaux et sociaux, MAUTO entend obtenir le label Sustainable Development Verified Impact Standard (SD VISta) délivré par Verra.

Le Ghana face à une inflation record

L’inflation au Ghana culmine à 40,4% en octobre contre 37,2% en septembre 2022 selon un rapport.Le statisticien du gouvernement, le professeur Samuel Annim, a annoncé que l’inflation en glissement annuel avait augmenté à 40,4% en octobre, contre 37,2% en septembre 2022. Le professeur Annim a déclaré mercredi à Accra que le niveau général des prix en octobre 2022 était supérieur de 40,4% à celui d’octobre 2021.

Il a expliqué que le taux d’inflation d’octobre est principalement dû au logement, à l’eau, à l’électricité, au gaz et aux autres combustibles ; à l’ameublement, à l’équipement ménager et à l’entretien courant des ménages ; au transport ; aux soins personnels, à la protection sociale et aux biens et services divers ainsi qu’à l’alimentation et aux boissons non alcoolisées.

En outre, il a ajouté que le logement, l’eau, l’électricité, le gaz et les autres combustibles avaient enregistré un taux d’inflation de 69,6% ; l’ameublement, l’équipement ménager et l’entretien courant des ménages ont enregistré un taux d’inflation de 55,7% ; le transport a enregistré un taux d’inflation de 46,3% ; les soins personnels, la protection sociale et les biens et services divers ont enregistré un taux d’inflation de 45,5%.

Selon les médias locaux, le prix des denrées alimentaires est passé de 37,8 % à 43,7% en septembre, et l’inflation des produits non alimentaires de 36,8% à 37,8%, après un mois de dépréciation rapide du cedi, la monnaie locale. La région de l’Est (51,1%) est restée en tête des régions où l’inflation est la plus élevée, suivie dans cet ordre par la région du Grand Accra (49,1%) et la région des Savanes (47,6%).

Maroc-BEI: 250 millions d’euros pour mettre à niveau l’infrastructure ferroviaire

La Banque européenne d’investissement (BEI) a accordé au Maroc un nouveau prêt de 250 millions d’euros pour améliorer la qualité des services ferroviaires.Le contrat, signé mercredi, porte sur un financement de 200 millions d’euros (2,1 milliards de DH) qui représente 80% d’une enveloppe globale de 250 millions d’euros mise à disposition de l’Office national des chemins de fer (ONCF). Les 50 millions (527 millions de DH) restants sont prévus pour une signature en 2023.

Cet accord constitue le premier projet signé dans le cadre du Partenariat Vert avec le Royaume du Maroc, signé le 18 octobre 2022 à Rabat, qui représente également le premier partenariat conclu dans le cadre de la dimension extérieure du Green Deal européen. Ce financement vient ainsi concrétiser sur le terrain les orientations politiques du Nouvel Agenda pour la Méditerranée de l’UE et de l’initiative « Team Europe », indique la BEI.

L’accord permet d’appuyer le plan d’investissement de l’ONCF, visant à renouveler l’infrastructure ferroviaire conventionnelle existante et à renforcer la modernisation des installations par des technologies de pointe sur l’ensemble des 2.300 km du réseau ferré national. Il contribuera au développement d’une mobilité durable sobre en carbone, tout en favorisant un meilleur équilibre territorial en termes d’accès aux services ferroviaires.

Côte d’Ivoire : atelier national sur les dépenses publiques mi-novembre

Cet atelier, initié à l’intention des organisations du secteur privé, verra la participation de membres du gouvernement et les principales administrations publiques financières concernées.Prévu le mercredi 16 novembre 2022, à partir de 08H00 (GMT) à la Maison de l’Entreprise au Plateau, cette activité est organisée par le Secrétariat exécutif du Comité de Concertation Etat Secteur Privé (SE-CCESP) en partenariat avec le Programme pays pour le renforcement des capacités (PPRC).

Elle est placée sous la présidence du ministre de l’Economie et des Finances. La rencontre vise à répondre aux attentes des organisations du secteur privé concernant « l’insuffisante maîtrise des procédures, du circuit et du rôle des acteurs de la dépense publique par les entreprises ».  

Cette situation constitue une réelle source de préoccupation pour les milieux d’affaires en relation avec l’Etat en tant que prestataires ou fournisseurs. Cet atelier permettra d’instruire les opérateurs économiques sur l’environnement de la dépense publique.

A travers cet exercice, le gouvernement ivoirien veut expliquer la gestion de délai de paiement des arriérés fournisseurs de l’Etat et la question des passifs ainsi que les dispositions subséquentes engagées par l’Etat au cours de ces dernières années.

L’atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route du Groupe de Travail sur les délais de paiement des créances de l’Etat initié par la Primature en 2021 et dont les conclusions des travaux ont été approuvées par la réunion du Conseil des ministres du 08 décembre 2021.

Il est par ailleurs organisé avec la Direction Générale du Budget et des Finances, la Direction Générale des Marchés Publics, l’Autorité Nationale des Marchés publics, la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique et la Cellule d’Information des Opérateurs Économiques (CELIOPE).

L’atelier sera l’occasion de présenter l’environnement de la dépense publique (cadre normatif, procédures, acteurs…) ; de mettre en lumière les problématiques récurrentes rencontrées par les opérateurs économiques en matière de gestion de la dépense publique.

Il permettra en outre d’apporter les réponses y relatives afin de promouvoir les outils d’information au profit des opérateurs économiques sur la dépense publique mis en place par les administrations publiques financières.

Cette activité est la première étape du programme de renforcement des capacités du secteur privé sur la dépense publique conçu par le Secrétariat Exécutif du Comité de Concertation Etat Secteur Privé (SE-CCESP).

Le programme devrait se déployer pleinement au cours des prochains mois avec des sessions sectorielles pour les secteurs les plus concernés par la problématique et en régions dans les pôles économiques de Bouaké (centre) et San Pédro (Sud-ouest).

Selon une note Secrétariat exécutif du Comité de Concertation Etat Secteur Privé (SE-CCESP), cet atelier vient renforcer les actions du gouvernement pour répondre à la problématique de la célérité du paiement de la dette fournisseur.

Depuis le début de l’exercice 2022, de nouveaux engagements de services du Trésor public visent à contenir les règlements de 30 à 90 jours maximum à partir de la prise en charge par les comptables publics, en fonction du montant de la facture.

Les règlements se font également selon les déclinaisons suivantes : 30 jours pour les factures de moins de 30 millions de F CFA ; 60 jours pour les factures de 30 à 100 millions de F CFA et 90 jours pour les factures supérieures à 100 millions F CFA.

L’atelier sur la dépense publique intervient quelques semaines après le lancement de E-fournisseur, le 21 septembre 2022. L’opérationnalisation de ce portail s’inscrit dans le cadre de la modernisation et de la digitalisation des services de l’administration publique.

L’e-fournisseur permet aux fournisseurs de suivre en ligne toutes les étapes du processus, à partir de la commande jusqu’au paiement de leurs factures. L’utilisation de cette plateforme permet aux fournisseurs et prestataires d’éviter les erreurs sur les bons de commandes, d’améliorer la qualité d’échanges avec les opérateurs économiques et de contribuer à la réduction des passifs.

 

Maroc: Réunion à Rabat sur les préparatifs des assemblées annuelles da la BM et du FMI

Le Chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch a présidé, ce mardi 08 novembre 2022, une réunion consacrée à l’examen de l’état d’avancement des préparatifs pour la tenue des assemblées annuelles du Groupe de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International, prévues à Marrakech en octobre 2023, et qui devraient connaître la participation de 14 000 personnes issues de 189 pays membres de ces deux institutions internationales, indique un communiqué de la Primature.Cette réunion préparatoire sera suivie d’une série de rencontres visant à assurer la réussite de cette manifestation internationale organisée, pour la première fois depuis 50 ans, sur le continent africain.

Cette réunion a permis de passer en revue les étapes franchies dans le cadre des préparatifs pour la tenue de cet évènement au Maroc, ainsi que son plan de communication.

 Les assemblées annuelles de ces instances internationales se tiennent généralement pendant deux années consécutives au siège du Groupe de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International à Washington DC et la troisième année dans l’un des pays membres.

Dans le cadre de ces réunions annuelles, les gouverneurs des banques centrales, les ministres des finances et du développement, les dirigeants du secteur privé, les représentants de la société civile et des médias ainsi que les universitaires se réunissent pour discuter de questions d’intérêt mondial, notamment les perspectives de l’économie et la stabilité financière mondiales, l’éradication de la pauvreté ainsi que la croissance économique, la création d’emplois, le changement climatique et d’autres thématiques d’actualité.

Il convient de noter que le Chef du Gouvernement a rencontré la semaine dernière des représentants de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International, à l’issue de leur visite consultative annuelle qui avait débuté le 24 octobre dernier.

Réunion au cours de laquelle les représentants des deux institutions ont été informés des préparatifs en cours pour accueillir lesdites assemblées annuelles au Royaume.

RwandAir effectue son premier vol vers Londres

Pour booster cette ligne, RwandAir a proposé aux exportateurs de réduire les frais de transport à 0,95 dollar par kilogramme.Le vol inaugural direct Kigali-Londres Heathrow a décollé, dimanche soir, ouvrant un autre chapitre dans la campagne d’expansion de la compagnie aérienne rwandaise.

Le nouveau service remplacera le programme actuel vers la capitale britannique, qui a été assuré via Bruxelles au cours des cinq dernières années.

RwandAir desservait 29 destinations dans 24 pays d’Afrique, d’Europe, du Moyen-Orient et d’Asie avant de suspendre ses vols passagers en mars 2021.

En avril dernier, la compagnie aérienne a reconnu avoir été « fortement touchée » par la pandémie de Covid-19 et a dû mettre en œuvre plusieurs mesures temporaires de réduction des dépenses, notamment la réduction des salaires des employés afin de « protéger le bien-être futur de la compagnie et d’éviter de licencier du personnel ».

Bénin : Bolloré Transport & Logistics en croisade contre le cancer du sein

Tout au long du mois d’octobre 2022, Bolloré Transport & Logistics au Bénin a pris part à l’initiative mondiale « Octobre Rose » pour soutenir la lutte contre le cancer du sein.Le lundi 31 octobre 2022 à son siège social à Cotonou, toutes les filiales du Groupe Bolloré au Bénin, se sont mobilisées pour organiser des séances de dépistages et des ateliers de sensibilisation afin d’insister sur l’importance primordiale du dépistage et du suivi médical régulier.

Le personnel de Bolloré Transport & Logistics Bénin, Bénin Terminal, SMTC, SOCOPAO, Bluezone, Canal Olympia Wologuédé et Canal+, ont participé avec un grand intérêt, à la séance d’information et de sensibilisation qui a conjointement été animée par le Docteur Zayd Olatoundji, spécialiste en gynécologie-obstétrique de la clinique Louis Pasteur et le docteur Athanase Sodjiedo, médecin d’entreprise de Bolloré Transport & Logistics au Bénin. 

« À travers ces actions de mobilisation contre le cancer du sein, Bolloré Transport & Logistics Bénin réaffirme son attachement en faveur de la santé de ses collaborateurs qui constitue une priorité essentielle. Cette journée de sensibilisation traduit notre volonté en tant qu’entreprise citoyenne d’informer et d’engager nos collaborateurs pour lutter efficacement contre le cancer du sein. », souligne Pierre NGON, Directeur Général Cluster Bénin-Niger de Bolloré Transport & Logistics. 

Octobre Rose est un événement international annuel de sensibilisation à l’importance du dépistage du cancer du sein et qui vise à recueillir des fonds pour la recherche contre cette maladie, durant tout le mois d’octobre. Le cancer du sein, qui touche en moyenne une femme sur huit, est aujourd’hui le cancer le plus fréquent dans le monde. 

À propos de Bolloré Transport & Logistics au Bénin

Bolloré Transport & Logistics au Bénin est un partenaire portuaire et logistique de référence au Bénin. Opérateur du premier réseau de logistique intégré en Afrique, Bolloré Transport & Logistics multiplie les efforts et les investissements pour accélérer l’intégration de l’Afrique dans le marché mondial. Au Bénin, l’entreprise emploie près de 1 300 personnes à travers 5 filiales qui déploient leurs activités dans les secteurs ferroviaire, logistique et maritime (consignation, manutention, transit). Confiant dans le potentiel de développement du pays, Bolloré Transport & Logistics investit sur le long terme au Bénin. 

Contact presse :

Francis Vikou, Responsable Communication – Bolloré Transport & Logistics au Bénin T +229 96 39 53 52 / +229 21 36 83 03 – francis.vikou@bollore.com

Aéroport d’Abidjan : NAS Ivoire devient Menzies aviation

Les pôles du géant koweïtien des services aéroportuaires NAS opéreront sous la bannière Menzies, plateforme britannique que Agility, la société mère de l’entreprise koweïtienne a rachetée.Agility, société de services de chaîne d’approvisionnement et d’infrastructure, a finalisé le 4 août 2022 l’acquisition de la société John Menzies PLC (basée au Royaume-Uni) qui fusionnera avec sa société National Aviation Services (NAS) pour créer un leader mondial des services d’aviation dans 58 pays.

Une fois intégrée, l’entreprise fusionnée (NAS) opérera sous le nom de Menzies Aviation et sera la plus grande entreprise de services d’aviation au monde par le nombre de pays et la deuxième par le nombre d’aéroports desservis.

Avec un bénéfice d’exploitation de 76 millions de dollars en 2021, la société John Menzies PLC est leader sur les marchés d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Océanie. Elle opère dans le domaine de l’exploitation de fret aérien, de carburant et de services au sol dans 212 aéroports dans 38 pays.

L’entreprise revendique 614 000 avions servis en 2021 dans le monde entier pour 1,7 million de tonnes de fret manutentionnées, au cours de cette même période. Selon un document, la société enregistre un effectif de 27 000 employés et « plus de 500 clients ».

Quant à NAS, elle est le leader sur les marchés à croissance rapide du Moyen-Orient, d’Asie et d’Afrique avec plus de 6 000 employés. La société fournit des services à plus de la moitié des dix premières compagnies aériennes au monde.

Avec la naissance de Menzies Aviation, l’industrie de l’aviation prend son envol aujourd’hui. En janvier 2015, NAS Côte d’Ivoire a signé un contrat de concession d’assistance technique en escale de dix ans avec l’aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan.   

Ce contrat couvre le service aux passagers, l’assistance en piste, la gestion et l’entreposage du fret et d’autres services aéroportuaires connexes. A partir d’Abidjan, NAS fournit des services de fret à 28 compagnies aériennes, avec 25 000 tonnes de marchandises par an.

Les revenus combinés de Menzies et NAS ont dépassé 1,5 milliard de dollars en 2021. La nouvelle société compte aujourd’hui environ 35 000 employés. Présente dans 254 aéroports répartis dans 58 pays, elle traite 600 000 rotations d’avions, 2 millions de tonnes de fret aérien et 2,5 millions de rotations de ravitaillement par an.

Sénégal : pour la vulgarisation des guichets de refinancement de la Bcéao

Ce dispositif de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bcéao) permet de couvrir à hauteur de 90 % de l’encours du crédit accordé aux PME.Dans les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), les Petites et Moyennes Entreprises (PME) ne captent que 14 % du total des crédits accordés par les banques aux entreprises. La qualité financière des dossiers soumis par les promoteurs de ces jeunes sociétés serait la principale cause de ce faible accès aux ressources financières.

« Les banques ont souvent beaucoup de difficultés pour apprécier les risques qui entourent les PME par défaut d’un business plan clair et précis », a expliqué le directeur des PME au ministère du Commerce du Sénégal, Seydina Ndiaye.

Pour pallier ce problème,  M. Ndiaye, s’exprimant vendredi à Dakar lors de l’atelier de préparation de la Concertation Nationale sur le Financement des Petites et Moyennes Entreprises au Sénégal, a fait savoir que la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bcéao) a mis en place un dispositif de soutien au financement qui existe dans tous les Etats de l’Uemoa.

Dans le cadre de ce dispositif, la Banque centrale donne des incitations très fortes aux banques commerciales pour faciliter l’accès au financement en ouvrant notamment son guichet de refinancement. Pour tout prêt accordé aux entreprises, la banque commerciale reçoit une garantie équivalente à 90 % du montant alloué à la société bénéficiaire. L’objectif est d’essayer de diminuer les risques qui entourent les entreprises.

« Malheureusement, il y a beaucoup de mécanismes de financement qui visent à financer les entreprises, mais qui ne travaillent pas avec ce dispositif. Parfois, certains partenaires au développement ignorent même l’existence de ce dispositif », a regretté Seydina Ndiaye, soulignant au passage « le besoin de vulgariser les avantages qu’il offre parce que tout le monde y trouve son compte ».

L’atelier de ce matin avait pour objectif de rassembler les acteurs clés intervenant dans l’écosystème du financement des PME autour de diverses thématiques pour échanger puis élaborer en commun des recommandations pour un accès accru des PME au financement. Ces recommandations seront mises à la disposition des autorités à l’occasion de la journée dédiée à la Concertation nationale sur le financement des PME prévue le 29 novembre 2022.

Nigeria : la Bad soutient l’accès au financement des PME

L’appui financier de la Bad doit améliorer l’accès au financement de cinquante entreprises dans l’agro-industrie, la manufacture, les énergies renouvelables et la santé.La Banque africaine de développement (Bad) a signé un accord avec First City Monument Bank (FCMB) pour une ligne de crédit de 50 millions de dollars afin de soutenir l’accès au financement des petites et moyennes entreprises et des entreprises dirigées par des femmes.

La FCMB utilisera cette ligne de crédit pour octroyer des prêts afin de stimuler la reprise économique post-Covid-19 du pays et favoriser une croissance plus inclusive et résiliente aux changements climatiques. Les activités se focaliseront sur les entreprises des secteurs de l’agro-industrie, de l’industrie manufacturière, des soins de santé et des énergies renouvelables au Nigéria.

La Bad fournit également une assistance technique complémentaire de 285.000 dollars dans le cadre de son initiative Affirmative Finance Action for Women in Africa visant à favoriser l’accès des femmes au financement en Afrique.

Le don, octroyé par la Women Entrepreneurship Finance Initiative (We-Fi) permettra d’améliorer les connaissances financières, la gestion d’entreprise et les compétences entrepreneuriales des entreprises dirigées par des femmes. Il permettra également de renforcer les fonctions de suivi-évaluation de la FCMB.

« Le soutien de la Banque à la FCMB permettra d’atteindre les objectifs de l’initiative Affirmative Finance Action for Women in Africa (AFAWA), qui vise à améliorer l’intégration des femmes en améliorant leur accès au financement », a déclaré le directeur général de la Bad pour le Nigéria, Lamin Barrow.

Il a ajouté qu’avec au moins 30 % des fonds de la ligne de crédit qui seront canalisés vers des entreprises appartenant à des femmes, la FCMB sera en meilleure position pour intensifier le déploiement de ses produits et services sur mesure afin de répondre aux besoins des PME et des entreprises appartenant à des femmes.

La directrice générale de la FCMB, Yemisi Edun a déclaré que « nous sommes heureux de collaborer avec la Banque africaine de développement afin de créer de nouvelles opportunités et d’accélérer la reprise des affaires pour les PME et les entreprises appartenant à des femmes au Nigéria après la pandémie de Covid-19 ».

Le projet devrait créer au moins 1000 emplois et permettra à 14 femmes entrepreneures environ d’accéder à des financements à long terme.

Côte d’Ivoire : lancement des activités du nouveau Terminal à conteneurs du port d’Abidjan

Côte d’Ivoire Terminal a procédé le 02 novembre 2022 en présence des autorités portuaires, au démarrage effectif des activités commerciales du nouveau terminal à conteneurs du port d’Abidjan, avec l’accueil du navire CMA CGM ROSSINI, d’une longueur de 267 m, de 40 m de largeur et d’une capacité de 5770 Conteneurs EPV. Le lancement des activités du second terminal, intervient après les escales
tests réalisées avec succès à la mi-octobre 2022.Ce projet a été réalisé grâce à un investissement global de 596 milliards de FCFA, dont 334 dédiés aux travaux de terrassement à la charge du Port d’Abidjan et 262 milliards de FCFA consacrés aux superstructures. D’une superficie de 37,5 hectares, ce nouveau terminal dispose de 1100 m de quai, avec un tirant d’eau de 16 m et d’équipements modernes lui permettant de traiter annuellement 1,5 millions de conteneurs EPV. Sa mise en service va permettre d’une part, d’accroître les échanges entre la Côte d’Ivoire et la sous-région et d’autre part, de renforcer le corridor Côte d’Ivoire/Burkina Faso/Mali. 

« Le lancement officiel des activités de Côte d’Ivoire Terminal marque une nouvelle étape. Durant deux ans, nous avons travaillé à construire ce nouveau terminal à conteneurs afin de mettre à la disposition du Port d’Abidjan une infrastructure aux standards internationaux, capable de soutenir la croissance des trafics tout en préservant l’environnement », s’est félicité Koen De Backker, Directeur général de Côte d’Ivoire Terminal. 

Cette nouvelle infrastructure introduit plusieurs innovations, notamment une gestion automatisée des guérites et un système de prise de rendez-vous en ligne, pour faciliter la livraison et l’enlèvements des conteneurs dans les meilleurs délais et en toute sécurité.

 « Nous sommes fiers de l’aboutissement de ce projet majeur qui contribuera à repositionner durablement le Port d’Abidjan comme une plateforme logistique de référence de la côte Ouest-africaine. Je félicite donc les équipes du Port Autonome d’Abidjan et de Côte d’Ivoire Terminal pour avoir œuvré ensemble à sa réalisation. », a déclaré Hien Yacouba Sié, Directeur général du Port Autonome d’Abidjan. 

« La mise en service de Côte d’Ivoire Terminal matérialise les engagements pris par Côte d’Ivoire Terminal pour accompagner la hausse des volumes et dynamiser les flux imports et exports en Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest. Cette nouvelle infrastructure concentre toutes les dernières innovations et illustre parfaitement notre engagement en faveur du développement des activités portuaires en Afrique. », a indiqué Olivier de Noray, Directeur général Ports et Terminaux de Bolloré Ports.

 Côte d’Ivoire Terminal sera par ailleurs, l’un des prochains terminaux à obtenir le label Green Terminal de Bolloré Ports délivré par Bureau Veritas1 , gage de performance énergétique et environnementale. 

À propos de Côte d’Ivoire Terminal

Après un appel d’offres international, le consortium Bolloré Ports et APM Terminals s’est vu confier la construction et la gestion du 2e terminal à conteneurs du Port d’Abidjan. Grâce à un investissement de plus de 262 milliards de FCFA, les travaux de construction du futur terminal s’achèveront en fin 2022. D’une superficie de 37,5 hectares, il sera capable de traiter plus d’1,5 millions de conteneurs EVP par an et d’accueillir des navires de 16 mètres de tirant d’eau sur 1 100 mètres de quais. Le projet va en outre générer 450 emplois directs et des milliers d’emplois indirects. Il contribuera au développement des compétences et à la formation de la jeunesse ivoirienne aux métiers portuaires. 

www.cotedivoireterminal.com

Contacts presse :

Cindy Patan – Responsable des Relations Médias Bolloré Transport & Logistics T +33 1 46 96 49 75 / +33 7 72 40 49 75 – cindy.patan@bollore.com

Armand Ahouré – Responsable de la Communication Portuaire Bolloré Transport & Logistics Côte d’Ivoire T +225 07 08 08 08 36 – contact@cotedivoireterminal.com

Arsène Yapi – Responsable Régional Médias et Contenus Bolloré Transport & Logistics Côte d’Ivoire – Burkina Faso T +225 27 21 22 04 01 / +225 07 07 19 49 67 – arsene.yapi@bollore.com

Des deals transactionnels en marge du 3e AIF à Abidjan

Plusieurs entités ont signé des protocoles d’accord à l’occasion de la 3e édition de Africa Investment Forum (AIF) à Abidjan, où plus de 100 milliards de dollars US de transactions sont attendues.Institution financière multilatérale panafricaine, la banque africaine d’import-export (Afreximbank) a signé jeudi trois accords de grande envergure qui s’inscrivent dans le développement de la Zone de libre-échange continental (Zlecaf).

Le premier accord a été conclu avec « TheloDB », une entité ferroviaire sud-africaine constituée entre Thelo Ventures (société industrielle africaine) et la Deutsche Bahn Engineering & consulting (DB) d’Allemagne.

Cet accord a été paraphé par M. Ronnie Ntuli, président de TheloDB, et prof. Benedict Oramah, président de la banque et président du Conseil d’administration d’Afreximbank. Il a pour objectif de moderniser les réseaux ferroviaires du continent pour faciliter les échanges commerciaux.

Dans sa démarche de fournir des solutions de financement qui soutiennent la transformation de la structure du commerce africain, accélérant l’industrialisation et le commerce inter-régional, Afreximbank a signé un second accord avec la Banque d’industrie du Nigeria (BOI).

Il s’agit d’un accord de facilité portant sur 25 millions de dollars qui devrait permettre de cofinancer la préparation et le développement des exportations au Nigeria.  Il a é été signé par M. Olukayode Pitan – directeur général de BOI et Mme Oluranti Doherty directrice en charge de l’export et du développement.

Le troisième accord, lui, concerne Silverbird Group, une multinationale nigériane de l’immobilier, des médias et du divertissement créé par Ben Murray-Bruce pour une facilité de crédit sénior qui vise à hisser l’espace cinématographique africain à travers la construction d’un complexe de studios modernes.

M. Bruce Murray PDG Silverbird Group et Mme Helen Brume Directrice projet et du financement basé sur l’actif, ont signé l’accord qui devrait permettre à la multinationale nigériane de bénéficier d’un portefeuille de 100 millions de dollars.

Prof. Benedict Oramah s’est dit heureux de soutenir à travers son institution des projets sur le continent africain, où beaucoup d’idées ne voient pas le jour par défaut de financement. Pour lui, des changement s’opèrent et ces appuis devraient permettre de faire germer de grands rêves en Afrique.

Le total des actifs et des garanties d’Afreximbank s’élèvent à environ 25 milliards de dollars US et ses fonds propres à 4 milliards de dollars. La banque a décaissé plus de 51 milliards de dollars entre 2016 et 2021.

Sénégal: le GIM Uemoa œuvre pour davantage d’inclusion financière

Le Groupement Interbancaire Monétique de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (GIM-Uemao) a développé « GIMpay » afin de faciliter, catalyser et fédérer un écosystème ouvert de paiement.La pandémie de la Covid-19 a accéléré l’usage de la technologie et en particulier du digital dans le quotidien des entreprises et des particuliers. Le secteur du paiement électronique n’a pas échappé à cette règle et a connu une ascension fulgurante. Dans les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), « nous notons le plébiscite du porte-monnaie électronique par les consommateurs. Il s’agit entre autres du mobile money et de la carte prépayée », a déclaré le Directeur Général du GIM-Uemoa, Minayegnan Coulibaly.

S’exprimant jeudi à Dakar à l’ouverture de la de la 7e édition du Salon Monétique Régionale de la zone monétaire commune, M. Coulibaly a  toutefois relevé le fait que l’écosystème existant partagé entre le mobile money, compte bancaire/carte de débit et la carte prépayée est structuré en silos.

« Cette structuration induit une expérience client incomplète et encore très orientée vers le cash », a-t-il souligné.

Partant de là, il a annoncé la mise en place de « GIMpay » pour faciliter, catalyser et fédérer un écosystème ouvert de paiement de l’Uemoa. Celui-ci devrait également permettre d’offrir de nouveaux cas d’usage qui vont combler les écarts de complétude de l’expérience client attendue par les consommateurs. De même, il aidera à massifier les transactions émises via une unification des méthodes et moyens de paiement disponibles.

Pour le Directeur Général du GIM-Uemoa, l’architecture technologique de son institution doit évoluer vers davantage d’industrialisation, afin d’induire une excellence opérationnelle perceptible par les membres, les clients et les consommateurs ; une accélération de la mise sur le marché de nouveaux produits et services en mutualisant ses ressources avec celles de ses partenaires, contributeurs tiers de l’écosystème « GIMpay ».

Pour y arriver, l’organe sous-régional a noué différents partenariats avec des acteurs importants du domaine. « C’est au prix de cette créativité et des innovations qui suivront, que nous pourrons permettre à notre système de paiement régional d’exprimer son plein potentiel, et partant, d’accompagner les politiques d’intégration économique de l’Uemoa, visant notamment l’inclusion financière », a-t-il dit.

Il a ainsi lancé un appel à l’ensemble des acteurs (Banques, Microfinances, Etablissements de Monnaie Electronique, Fintech, les réseaux internationaux, les fournisseurs de technologies et autres institutions financières) à rejoindre l’écosystème ouvert « GIMpay ».

Joe Biden annonce l’exclusion du Burkina Faso de l’AGOA

Washington justifie sa décision par l’absence de progrès vers un retour à la démocratie dans ce pays d’Afrique de l’Ouest qui a connu deux coups d’Etat militaires depuis début 2022.Les Etats-Unis vont exclure le Burkina Faso de son accord commercial avec le continent africain, « African Growth Opportunities Act (AGOA, sigle anglais) », a annoncé ce mercredi la Maison Blanche.

« J’ai pris cette décision car j’ai déterminé que le gouvernement du Burkina Faso n’a pas mis en place ou fait des progrès continus en vue d’établir le respect de l’Etat de droit et du pluralisme politique », éléments nécessaires dans le cadre de l’AGOA, a annoncé le président Joe Biden dans une lettre adressée au Congrès américain.

Le Faso a connu de fin janvier à fin septembre 2022 deux coups d’Etats militaires. Le 30 septembre dernier, le capitaine Ibrahim Traoré a renversé le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba, lui-même tombeur de Roch Kaboré huit mois plus tôt. Les officiers ont justifié leur coup de force par l’aggravation de la situation sécuritaire, exacerbée par les exactions des groupes armés non étatiques et le déplacement de prés de deux millions de personnes.

Suite au putsch de janvier 2022, le Millennium Challenge Corporation (MCC) avait annoncé la suspension de son Compact au Burkina, à compter de juillet 2022, jusqu’à nouvel ordre. Il avait indiqué que les putschs « constituent un ensemble d’actions incompatibles avec les critères utilisés pour déterminer son éligibilité à ladite assistance ». Ainsi, Ougadougou a perdu une subvention de 450 millions de dollars qui devaient être investis dans le secteur de l’énergie.

Depuis 2013, le Burkina fait face à une instabilité politique et institutionnelle, doublée d’une crise sécuritaire et humanitaire.

Ouverture à Abidjan de Africa Investment Forum 2022

Plus de 100 milliards de dollars (plus de 66.000 milliards Fcfa) de deals transactionnels sont attendus à ce forum, organisé par la Banque africaine de développement (BAD), en collaboration avec la Côte d’Ivoire.Cette rencontre a enregistré la participation de trois chefs d’Etat, notamment celui du Ghana Nana Akufo-Addo, du Zimbabwe Emmerson Mnangagwa, de l’Éthiopie Mme Sahle-Work Zewde, des chefs de gouvernement, des bailleurs de fonds et des promoteurs de projets.

Ouvrant l’édition 2022 de Africa Investment Forum, le vice-président de la République de Côte d’Ivoire Meyliet Tiémoko Koné, a relevé que les pays africains connaissent des chocs extérieurs dus à la crise de Covid-19 et au conflit russo-ukrainien.

Cela, dira-t-il, a entraîné de lourdes conséquences économiques, financières et sociales. En outre, les Etats africains subissent durement les effets de la hausse des coûts du pétrole et du fret avec des difficultés d’approvisionnement en produits de base.

« La présence des chefs d’Etat et des gouvernements à cette rencontre, aux côtés des différents investisseurs africains et internationaux, est une des preuves de notre détermination à créer ensemble un environnement économique favorable à la réalisation des investissements nécessaires pour accélérer la transformation du continent africain », a-t-il ajouté.

« Après les deux premières éditions qui ont permis d’identifier un portefeuille de transactions respectivement à 46,9 milliards de dollars US et 67,7 milliards de dollars US, nous espérons franchir la barre de 100 milliards de dollars lors de cette 3e édition », a déclaré M. Meyliet Koné.   

« Le Forum sur l’investissement en Afrique génère des investissements extraordinaires pour l’Afrique. En quatre ans, depuis le début du Forum en 2018, il a permis de mobiliser 110 milliards de dollars d’intérêts d’investissement pour l’Afrique », a précisé le président de la BAD, Akinwumi Adesina.

A ce forum, « nous concluons des accords et des deals transformationnels », a indiqué M. Adesina, évoquant « le financement titrisé de 600 millions de dollars pour soutenir le Conseil du cacao du Ghana, (ce qui) a aidé le Ghana à augmenter sa production de cacao d’un million de tonnes métriques, avec des infrastructures d’entreposage et de transformation du cacao ».

Le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, a lancé un message aux investisseurs, soutenant que c’est vrai qu’il y a des difficultés et des contraintes, mais il y a des opportunités à saisir et l’Afrique représente un grand dividende démographique qu’il faudrait prendre en considération.     

Pour sa part, la présidente de l’Éthiopie Mme Sahle-Work Zewde, a appelé à changer le regard sur l’Afrique qui est vue comme un continent où sévit la faim et la pauvreté, faisant remarquer que les lignes bougent en termes d’investissements et de développement économique. 

L’édition 2022 de Africa Investment Forum qui se tient du 2 au 4 novembre sur les bords de la lagune Ebrié, intervient après celle de 2018 et 2019 en Afrique du Sud. Ces trois éditions se sont tenues en présentielle, selon les organisateurs qui indiquent qu’une rencontre en ligne a eu lieu lors de la crise de Covid-19. 

RAM renforce son engagement en faveur de la durabilité environnementale

La compagnie marocaine de l’aviation civil,e Royal Air Maroc (RAM) a annoncé, lundi, rejoindre la communauté des compagnies aériennes qui adhèrent au programme d’évaluation environnementale de l’Association Internationale du Transport Aérien – IATA- (IEnvA).Il s’agit d’une « étape importante sur la voie de la durabilité pour la compagnie nationale dont la mobilisation pour la responsabilité environnementale est reconnue et consacrée par plusieurs labels », indique la RAM dans un communiqué parvenu à APA.

Ce nouvel engagement a été pris avec l’IATA lors d’une réunion de signature qui s’est tenue récemment à Abu Dhabi en marge de l’Assemblée Générale de l’Organisation des Compagnies Aériennes Arabes (AACO).

L’IATA, qui regroupe quelque 290 compagnies internationales (dont la compagnie marocaine) soit 83% du trafic aérien total, joue un rôle clé pour l’élaboration d’une politique globale de l’industrie du transport aérien sur des sujets critiques, souligne le communiqué, précisant que la question de la durabilité environnementale est une de ces problématiques majeures d’actualité.

Le programme IEnvA – IATA Environmental Assessment – est un système d’évaluation indépendant conçu pour évaluer et améliorer la gestion environnementale des compagnies aériennes. Mis en œuvre de façon volontaire par les opérateurs, ce programme est fondé sur le principe de respect des obligations environnementales et un engagement d’amélioration continu de leur processus de management en la matière.

L’IEnvA est un un outil clé pour les compagnies aériennes, les services de maintenance des appareils, mais aussi de restauration à bord et d’assistance au sol, visant à atteindre la durabilité dans tous les domaines des opérations aériennes et au sol.

Le programme identifie l’impact et les risques environnementaux et il fournit les outils pour accompagner la compagnie dans le cadre de sa politique environnementale. Cela va des émissions de CO2 jusqu’à l’utilisation de plastiques à usage unique, en passant par le traitement des déchets des cabines et la lutte contre le trafic d’espèces protégées pouvant être transportées de façon illégale à bord des appareils.

Le système d’évaluation est fondé sur la norme de gestion environnementale ISO14000. Sa mise en œuvre complète peut prendre entre six et dix-huit mois, aboutissant à un examen final. Tous les deux ans, le processus est audité par des experts tiers indépendants et la compagnie aérienne est ensuite certifiée IEnvA.

« Pour Royal Air Maroc, déjà engagée dans une démarche volontariste de responsabilité environnementale, l’IEnvA constituera un outil supplémentaire pour renforcer ses efforts et les confirmer à travers une certification d’envergure internationale », affirme le communiqué.

La compagnie s’est ainsi dotée d’un Comité Environnement chargé du suivi de tous ses projets liés au management environnemental. De nombreuses initiatives ont été réalisées dans différents domaines : économie d’énergie, gestion des déchets, lutte contre le stress hydrique, achats responsables, etc.

Royal Air Maroc est signataire de la Charte Qualit’Air auprès de la Fondation Mohammed VI pour l’Environnement visant à suivre et réduire son impact carbone. La compagnie œuvre également avec son écosystème dans le cadre de l’Objectif NZE 2050 pour la recherche de solutions SAF (Sustainable Aviation Fuel).

« L’adhésion de Royal Air Maroc à IEnvA souligne son engagement à améliorer les pratiques de gestion environnementale de l’entreprise et la durabilité en général », a déclaré Kamil Alawadhi, vice-Président régional de l’IATA pour l’Afrique et le Moyen-Orient lors de la cérémonie de signature.

« Nous sommes très heureux que RAM se soit associé à l’IATA sur cette thématique et nous lui faisons confiance pour travailler avec elle afin de progresser davantage. La durabilité environnementale est un défi existentiel pour l’ensemble de l’industrie du transport aérien. L’IATA est fière de travailler avec sa compagnie membre pour introduire des pratiques de gestion environnementale de classe mondiale dans l’industrie aéronautique », a ajouté M. Alawadhi, cité dans le communiqué.

« Il s’agit d’une étape de plus, dans l’amélioration de nos pratiques liées à la responsabilité sociale et environnementale de notre compagnie et nous resterons très actifs au sein de l’association internationale pour contribuer à faire progresser notre industrie sur une problématique véritablement cruciale », a souligné, pour sa part, Hamid Addou, Président Directeur Général de Royal Air Maroc.

Le développement durable est au centre des ambitions de développement de toute l’industrie aéronautique et du transport. L’engagement Zéro émission nette d’ici 2050 est ambitieux mais réalisable. Les compagnies aériennes et les autres acteurs de l’industrie doivent disposer des bons outils pour soutenir l’objectif global d’une industrie neutre en carbone.

Marrakech abrite une conférence internationale sur la transformation digitale

La ville de Marrakech va abriter, les 09 et 10 novembre, une conférence internationale sur le thème « Transformation digitale: entre régulation et compétitivité », à l’initiative du Conseil de la concurrence.Organisée en partenariat avec l’Agence nationale de réglementations des télécommunications (ANRT) et l’Agence de développement du digital (ADD), cette conférence connaîtra la participation des représentants des instances de gouvernance, des acteurs socio-économiques, des institutions et des organisations internationales et régionales concernées par les questions que soulèvent la transformation digitale, ainsi que des experts et des spécialistes des problématiques y afférentes, indique le Conseil de la concurrence.

« Le choix de cette thématique réside dans le fait que la révolution numérique nous place face à des changements dont l’ampleur se reflète à différents niveaux, notamment au niveau du fonctionnement des marchés, tant en termes d’approvisionnement que de demande, de prix ou de modes de paiement. Elle offre donc de nouvelles opportunités tant à l’entreprise qu’au consommateur. Cependant son impact pose de nombreux défis dont de nouvelles structures de marchés et réglementations, ainsi que de nouveaux modèles économiques », explique la même source.

A cet effet, les travaux de cette rencontre mettront en exergue les avancées réalisées et les défis à relever dans ce domaine stratégique. Ce partage de bonnes pratiques contribuera à concevoir une gouvernance économique en phase avec les intérêts des citoyens, des entreprises et des Etats.

Le DG des Opérations de la BM entalme mardi une visite au Maroc

Le Directeur général des Opérations de la Banque mondiale (BM), Axel Van Trotsenburg, effectuera une visite au Maroc du 2 au 4 novembre 2022.Cette visite réaffirme «l’engagement de la BM à s’associer au Maroc en vue d’obtenir de meilleurs résultats en matière de développement pour tous ses citoyens, notamment face au changement climatique», indique la Banque mondiale dans un communiqué, indiquant qu’il s’agira du premier voyage d’Axel Van Trotsenburg au Maroc en sa qualité de Directeur Général.

Au cours de sa visite, le Directeur général des Opérations de la Banque mondiale rencontrera de hauts fonctionnaires, des représentants du secteur privé, des organisations de la société civile ainsi que des jeunes.

Il présidera également un évènement visant à initier un nouveau rapport de la Banque mondiale: le Rapport sur le Climat et le Développement du Maroc (CCDR), à l’Université internationale de Rabat (UIR), le 3 novembre 2022. 

 Ce rapport permet une nouvelle analyse du double défi climatique et de développement auquel le Maroc est confronté, et recommande des actions prioritaires qui lui permettront d’atteindre conjointement ses objectifs climatiques et de développement économique.

«Le Royaume du Maroc est un partenaire de longue date du Groupe de la Banque mondiale, et nous sommes heureux de soutenir ses efforts pour mener une action climatique tout en réalisant son programme de développement, notamment en mettant en œuvre des réformes structurelles. Le lancement du CCDR, juste avant la COP27, envoie un signal fort selon lequel, le climat et le développement peuvent être intégrés de manière à soutenir les priorités de croissance d’un pays», a déclaré Axel Van Trotsenburg, cité dans le communiqué. 

«Explorer l’impact des défis climatiques actuels, tout en poursuivant une relance à grande échelle est très pertinent pour le Royaume. Je me réjouis également qu’il accueille l’année prochaine, en 2023 à Marrakech, les Assemblées annuelles du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international», a-t-il également ajouté. 

Axel Van Trotsenburg sera accompagné de Ferid Belhaj, vice-président de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, et de Jesko Hentschel, Directeur de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte.

Le portefeuille actif actuel de la Banque mondiale au Maroc se compose de 24 projets évalués à 6,61 milliards de dollars américains. Au cours de la dernière année fiscale, l’institution a accordé un prêt record de 1,8 milliard de dollars. Il s’agit là de l’un des programmes les plus importants de la région.

Deux start-ups sénégalaises au Startupbootcamp Afritech 2023

Les potentiels bénéficiaires de ce programme d’accompagnement seront choisis parmi les cinq start-ups qui ont exposé leurs innovations ce lundi à Dakar.Startupbootcamp est un accélérateur de startups mondial qui aide les fondateurs technologiques en phase de démarrage à développer rapidement leur entreprise en leur offrant un accès direct à un réseau international des mentors, partenaires et investisseurs les plus pertinents de leur secteur.

La troisième cohorte de ce programme d’accompagnement des jeunes entreprises innovantes verra la participation de dix jeunes pousses africaines dont deux sénégalaises. Les candidats du pays de la Teranga ont exposé leurs projets ce lundi, à Dakar. Ceux-ci portent sur des solutions allant de la surveillance des fausses sceptiques à l’e-commerce en passant par la gestion de la santé et l’offre de mains d’œuvres qualifiées à travers une plateforme numérique.

« Une fois sélectionnés, les participants passeront trois mois à bénéficier d’un encadrement intensif dans le cadre de cours de maître dirigés par des experts et portant sur les principes fondamentaux de la mise à l’échelle, depuis le canevas du modèle d’entreprise jusqu’à la collecte de fonds, en passant par la méthodologie allégée », a expliqué Marie Kane, Program Success Manager à Startupbootcamp Afritech.

Les startups auront aussi accès à l’outil de coaching sur mesure de Startupbootcamp, la plateforme Accelerator Squared, qui dispose d’une bibliothèque complète de contenu, d’ateliers de groupe, de mentorat 1:1, de sessions de collaboration avec des entrepreneurs en résidence et de forums de discussion sur invitation seulement avec des fondateurs du monde entier.

« Les 10 startups du programme recevront également des avantages d’une valeur de plus de 750 000 dollars, notamment des crédits d’Amazon Web Services (AWS), Google Cloud Services et bien d’autres, ainsi qu’un investissement direct en espèces de 18 000 dollars », a indiqué Mme Kane.

Pour la première fois, le programme se déroulera en Afrique francophone, au Sénégal, et se terminera par une journée de démonstration hybride au cours de laquelle les fondateurs de startups présenteront leurs solutions novatrices à un large public composé de médias, d’investisseurs, de partenaires commerciaux et de parties prenantes du secteur.