Economie




Coronavirus: voici l’impact sur l’économie togolaise et ce que va faire l’Etat

Le Togo fait partie de la poignée de pays en Afrique subsaharienne à avoir réagi promptement  face à la crise…

Le Togo fait partie de la poignée de pays en Afrique subsaharienne à avoir réagi promptement  face à la crise du coronavirus, essayé d’évaluer l’impact de la pandémie et envisager des mesures pour pouvoir faire face aux éventuelles  pertes. 

Selon la Coordinatrice de la Cellule Climat des affaires au Togo,  la pandémie actuelle « fait craindre un impact négatif » sur plusieurs secteurs de l’économie togolaise.  Mme Sandra Johnson prévoit « une réduction du PIB de plus de 3 points pour une prévision de 5,3M de croissance en 2020 ».

Les mesures prises

Le gouvernement n’abandonnera pas les entreprises en ces moments difficiles. Des mesures ont été prises pour venir en aide à ces dernières.

Tout d’abord, il est prévu un accompagnement aux entreprises individuelles qui n’ont pas pu déposer leurs états financiers au 31 mars ainsi que les sociétés qui ne l’ont pas fait le 30 avril.

Ensuite, il est prévu que les hôtels et les restaurants ne seront imposés qu’à un taux de 10% avec la suspension des contrôles fiscaux en cours. « L’allègement de la charge fiscale pour les entreprises passera également par la suspension des pénalités de retard pour les impôts qui arrivent à échéance au cours du deuxième trimestre et la revue des pénalités au profit des entreprises qui ont subi des contrôles fiscaux », explique Mme Johnson.

Enfin, il est prévu un allègement des actions en recouvrement de l’Office togolais des recettes (OTR), surtout au profit des PME/PMI. L’on apprend la mise en place des plans de règlement échelonné.  La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), de son côté, suspend les calculs de majoration de retard sur les arriérés.

D’autres mesures sont toujours en train d’être prises, selon la coordinatrice de la Cellule Climat des Affaires. « pour relancer l’économie, les mesures concrètes prises par le gouvernement et d’autres en cours de finalisation pour soutenir le secteur privé, permettront non seulement d’amortir les chocs, mais aussi d’anticiper sur les risques d’aggravation au cas où la pandémie va perdurer », assure Mme Johnson.