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Côte d’Ivoire : les mareyeuses bientôt formées sur la gouvernance des pêches

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Les modules de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO, sigle en anglais) porteront notamment sur le leadership féminin, la comptabilité simplifiée et la gestion financière.Faire des mareyeuses ivoiriennes de « véritables managers » et leurs groupements des entreprises viables capables de capter les financements, c’est l’objectif poursuivi par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Dans cette optique, Fatou Sock, Coordonnatrice régionale du projet Initiative Pêche Côtière – Afrique de l’Ouest (IPC-AO), lors d’une visite effectuée mercredi dernier au débarcadère Mohammed VI de Locodjro, dans l’Ouest d’Abidjan, a souligné que « les femmes, dans la pêche artisanale, ont des charges très lourdes, mais ne sont pas souvent mises en valeur ou sont faiblement appréciées ».

Elles sont nombreuses, ces dames qui prennent en charge leurs familles grâce aux ressources générées par cette activité. Face à Fatou Sock, les mareyeuses de ce site pilote ont expliqué leurs difficultés d’accès à la ressource.

« Ici, la pêche est saisonnière. Avec des bateaux, une pêche quotidienne est possible », a affirmé Hypolithe Beugré, le président des marins actifs durant « seulement trois mois » dans l’année. Fruit de la coopération entre la Côte d’Ivoire et le Maroc, le débarcadère de Locodjro est doté de 18 fours FTT (fourneau à double fonction de cuisson et de séchage mécanique, pouvant également servir au stockage), mais « deux ou trois marchent » à cause du déficit de produits halieutiques. Ils présentent l’avantage d’éviter aux femmes de développer des maladies découlant de la fumée, a relevé Isabeth Abo, la doyenne des mareyeuses.

L’IPC-AO prévoit, dans ces séances de formations, de tout mettre en œuvre pour renforcer la qualité des produits afin de faciliter leur commercialisation. Le débarcadère de Locodjro, selon son gestionnaire Lama Bakayoko, vise une production de 3000 tonnes de poissons par an. Actuellement, elle est estimée à 782 tonnes.

Les mareyeuses de Locodjro sont aidées en continu par un consultant en chaîne des valeurs. Avec cet accompagnement, elles ont acquis une expertise pointue dans le domaine du fumage des poissons. Ainsi, les mareyeuses de Sassandra (Sud-Ouest ivoirien), un autre site pilote, sont venues se former à Locodjro.

« De cette même façon, on va amener les femmes de Locodjro à Dionewar, au Sénégal, où les fours FTT ont été initiés par la FAO pour qu’elles leur apprennent leurs techniques », a informé Fatou Sock, la Coordonnatrice régionale du projet Initiative Pêche Côtière – Afrique de l’Ouest (IPC-AO).


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