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Education et santé au menu des quotidiens marocains

L’abandon scolaire, le statut des enseignants-chercheurs et la lutte contre le cancer de l’utérus sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce mardi.+Aujourd’hui Le Maroc+, qui s’attarde sur l’abandon scolaire, rapporte qu’en 2020-2021, plus de 331.000 enfants ont abandonné le système scolaire, faute de réforme appropriée.

La réforme de l’enseignement, en plus de transformer qualitativement l’école publique, a également pour finalité de devenir inclusive, mais elle ne peut pas y arriver à elle seule, car l’enseignement et les problèmes techniques de l’apprentissage ne sont qu’une petite pièce d’un grand puzzle, relève le journal.

L’attractivité de l’école trouve également ses déterminants dans d’autres facteurs exogènes au système éducatif lui-même, tels que l’urbanisme, qui a des répercussions directes sur la scolarité des enfants à travers l’agencement des villes, des quartiers, des équipements publics, note-t-il.

L’éloignement, le manque de dessertes par le transport ou encore un emplacement inapproprié parce qu’excentré, non sécurisé, ou non couvert par des services de base ou par la route, sont autant de paramètres qui contribuent à l’abandon scolaire, constate-t-il.

Des agglomérations ou des groupements d’habitations, même en milieu rural, sont surtout un cadre de vie saine qui prend en considération tous les aspects du quotidien et fournit les conditions d’épanouissement à commencer par l’apprentissage et l’enseignement, propose-t-il.

+L’Economiste+ se demande si le gouvernement pourra débloquer quelques milliards de dirhams pour le nouveau statut des enseignants-chercheurs, du fait que dans cette « rude » conjoncture où les charges de compensation explosent, “le souci de l’exécutif est d’abord de trouver de l’argent pour parer aux urgences”, estime le quotidien.

En plus, concéder des revalorisations, sachant que d’autres corps de métiers sont dans l’expectative, pourrait représenter un choix risqué, ajoute-t-il.

Les syndicats sont prêts à tout pour obtenir leur nouveau statut, qui devrait, certes, être l’occasion d’introduire des conditions de rémunération et d’avancement de carrière plus stimulantes, et surtout plus équitables permettant de récompenser les meilleures compétences, mais aussi de relever le niveau d’exigence vis-à-vis du corps enseignant, constate-t-il.

Les enseignants fantômes, et il y en a, ainsi que ceux qui ne s’adonnent jamais à la recherche scientifique, n’encadrent jamais d’étudiants et se contentent de quelques petites heures de cours par semaine “ne devraient pas avoir leur place à l’université”, soutient-il.

+L’Opinion+ écrit que le vaccin préventif contre le cancer de l’utérus devra être administré dans les écoles marocaines aux jeunes filles âgées de 11 ans, notant que cette décision s’inscrit en droite ligne d’une politique sanitaire préventive et bienveillante qui a démontré tout son mérite lors de la parenthèse, toujours ouverte, du Coronavirus.

Au Maroc, après le cancer du sein, le cancer du col de l’utérus constitue, en effet, l’une des pathologies les plus menaçantes pour la gente féminine : il touche 12,8% des femmes atteintes de maladies oncologiques.

Pis, en cas de retard de diagnostic, plusieurs centaines de personnes en meurent, annuellement, met en garde la publication.


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