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Ralentissement de la croissance économique en Afrique subsaharienne

La dernière édition du rapport Africa’s Pulse de la Banque Mondiale (BM) prévoit une croissance de 3,6 % pour 2022, en baisse par rapport aux 4 % enregistrés en 2021.L’Afrique subit une fois encore les contrecoups de la conjoncture internationale. Alors que les économies de la région subsaharienne peinent à se relever de la récession de 2020 induite par la pandémie de coronavirus, elles sont maintenant confrontées à de nouveaux défis économiques exacerbés par l’invasion russe de l’Ukraine.

L’étude note que la reprise demeure inégale, incomplète et à géométrie variable à travers la région. L’Afrique du Sud, deuxième puissance économique africaine, devrait voir son niveau de croissance reculer de 2,8 points de pourcentage en 2022 à cause de contraintes structurelles persistantes.

L’Angola, troisième puissance économique au Sud du Sahara et le Nigeria, première économie régionale, devraient quant à eux poursuivre sur leur trajectoire de croissance de 2022, en progrès respectivement de 2,7 % et 0,2 %. Ces deux pays bénéficient notamment des prix élevés du pétrole et d’une bonne performance du secteur non pétrolier.

Par ailleurs, souligne la Banque Mondiale, les pays riches en ressources, en particulier dans le secteur extractif, enregistreront une meilleure performance économique du fait de la guerre en Ukraine, tandis que les pays ne disposant pas de ressources naturelles abondantes connaîtront un ralentissement de leur activité économique.

Si l’on exclut l’Angola, le Nigeria et l’Afrique du Sud, note le rapport, la croissance régionale est projetée à 4,1 % pour 2022, et 4,9 % en 2023. L’Afrique de l’Est et australe affiche une reprise soutenue après la récession avec 4,1 % en 2021, mais elle devrait baisser à 3,1 % en 2022 et se situer aux alentours de 3,8 % en 2024.

À court et moyen terme, la République démocratique du Congo et la Zambie devraient profiter de la montée du prix des métaux, mais aussi de la transition vers les combustibles non fossiles sur le long terme. Le Rwanda et les Seychelles devraient connaître la plus forte contraction en 2022 avec une baisse de 4,1 et 3,3 %.

Le document indique, en outre, qu’en Afrique de l’Ouest et centrale, on s’attend à une croissance de 4,2 % en 2022 et de 4,6 % pour 2023. Excepté le Nigeria, la sous-région devrait croître de 4,8 % en 2022 et de 5,6 % en 2023.

L’évolution de la croissance pour le Cameroun, dont l’économie est relativement diversifiée, affiche de solides performances dans la durée pour atteindre 4,4 % en 2024. Au Ghana, la croissance devrait s’accélérer en 2022 jusqu’à 5,5 % avant de ralentir progressivement à 5 % en 2024, toujours en retrait par rapport aux 7 % de croissance d’avant la pandémie.

Le rapport de l’institution de Bretton Woods souligne également l’importance du développement des programmes de protection sociale au-delà des filets sociaux. L’objectif est de renforcer la résilience économique et la capacité de faire face aux chocs, en particulier pour les ménages pauvres et vulnérables.

Parmi les recommandations, l’étude encourage le développement des programmes d’assurance sociale, d’épargne et d’emplois qui contribuent à la résilience économique en protégeant les employés urbains du secteur informel et en aidant les populations à investir dans leur santé et leur éducation.


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Publié le 06.05.2022

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