Politique




Recomposition de la Cour Constitutionnelle : A défaut du sénat, Mme Adjamagbo-Johnson appelle à un dialogue

La semaine dernière, le gouvernement togolais a annoncé la recomposition de la Cour Constitutionnelle, conformément aux dispositions de la nouvelle…

La semaine dernière, le gouvernement togolais a annoncé la recomposition de la Cour Constitutionnelle, conformément aux dispositions de la nouvelle loi fondamentale. Dans le camp de l’opposition, même si la décision du gouvernement a été saluée, l’on estime que cette recomposition devrait être faite dans les règles de l’art, c’est-à-dire de façon consensuelle.

jointe au téléphone hier lundi par nos confrères de la radio Victoire Fm, la Coordinatrice de la C14, Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson a réagi par rapport à cette décision du gouvernement relative à la recomposition de la Cour Constitutionnelle.

Selon elle, étant donné qu’il n’existe pas de Sénat pour élire certains des membres de cette Cour, le mieux pour le pouvoir de Lomé serait de s’asseoir avec l’ensemble des leaders de l’opposition pour prendre des mesures consensuelles dans ce sens.

« Nous avons formulé un certain nombre de mesures à prendre en compte avant l’élection présidentielle de 2020. Et effectivement dans nos revendications, il y avait la recomposition de la Cour Constitutionnelle. Nous avons demandé également que la classe politique s’asseye avec le chef de l’Etat pour discuter de ces mesures. Mais nous constatons de manière unilatérale que le gouvernement décide de cette recomposition de la Cour Constitutionnelle. La question est de savoir si cette recomposition sera faite conformément aux dispositions de la nouvelle constitution », a indiqué Mme Adjamagbo-Johnson.

Et de poursuivre : « Vous savez, il y a un certain nombre de membres de la Cour Constitutionnelle qui vont être désignés par le Sénat. Mais vous savez que le Sénat n’existe pas encore. Donc politiquement, on pourrait trouver une solution. Si on veut bien faire les choses, il faut qu’on s’assoie et qu’ensemble on décide de ce qu’il faut faire pour que l’élection puisse être organisée dans un climat de transparence et de paix ».

Même si la Secrétaire Générale de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) doute de la « volonté politique » du gouvernement togolais, elle l’invite toutefois au bon sens, en organisant la prochaine présidentielle de façon libre et transparente.